"Nous pouvons confirmer qu'un avion, affrété par les autorités belges, a atterri avec des personnes belges revenant de la Syrie, qui ont émis le souhait d'un retour volontaire en Belgique avec leurs enfants", indique-t-il dans un communiqué. "Les autorités judiciaires sont compétentes depuis leur retour sur le territoire." Concrètement, les six femmes ont été transférées en prison tandis que les enfants ont été remis au parquet de la Jeunesse, qui a pris les mesures nécessaires conformément à la loi sur la protection des mineures, précise le cabinet du Premier ministre Alexander De Croo.

Le rapatriement de dix enfants et de leurs mères, au nombre de six, vendredi soir depuis le camp de Roj en Syrie, est le résultat d'une bonne collaboration entre différents services, a estimé samedi en conférence de presse le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw. L'opération a été préparée pendant plusieurs semaines par la police, la Défense, la Sûreté de l'Etat, l'OCAM, les Affaires étrangères et le centre national de crise, le tout sous la coordination du cabinet du Premier ministre Alexander De Croo.

"Le centre national de crise a joué un rôle de coordinateur dans cette opération complexe", a affirmé le directeur général Bart Raeymakers. "Nous avons soutenu les services politiques et opérationnels en leur mettant à disposition notre infrastructure et notre expertise dans la collecte et l'analyse d'informations pertinentes."

Qui sont-ils ?

Concernant les mères, il s'agit de quatre femmes francophones bruxelloises et de deux Anversoises. Selon De Standaard, il s'agirait de Hafsa S. (25 ans), Yusra E.M. (30 ans) et sa mère Mina E.M. (52 ans), Samira A. (33 ans), Jessie V.E. (43 ans) et Shirley R. (45 ans) et leurs dix enfants au total. Ils ont quitté le camp de réfugiés syrien de Roj vendredi. Concernant les mères, il s'agit de quatre femmes francophones bruxelloises et de deux Anversoises.

Les dix enfants qui les accompagnaient, qui sont nés entre 2012 et 2019, ont été emmenés à l'hôpital pour vérification de leur état de santé mentale et physique. Le parquet de Jeunesse se chargera de leur trouver un cadre approprié au cas par cas. "Les familles concernées ont été personnellement prévenues après le décollage de l'avion depuis Erbil", a précisé M. Van Leeuw.

Les mères vont elles directement de l'aéroport à la prison. Les six femmes rapatriées cette ont effectivement été emmenées dans différentes prisons après avoir dit au revoir à leurs enfants. Cinq d'entre elles ont déjà été condamnées pour terrorisme, tandis que la dernière doit encore être jugée, a précisé le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw lors d'une conférence de presse samedi matin.

Selon le procureur fédéral ces six femmes répondaient aux critères du Conseil national de sécurité pour être rapatriées. "Elles sont mères d'enfants qui devaient l'être, cela a été prouvé par des tests ADN effectués par les Affaires étrangères il y a quelques semaines. Elles ont clairement exprimé le souhait de rentrer et affirment s'être distanciées d'idéologie extrémiste."

Les Affaires étrangères se sont chargées de procurer les documents de voyages pour les femmes et enfants rapatriés, après qu'ils ont pu être formellement identifiés. Une identification qui a eu lieu lors d'une mission de reconnaissance, a précisé la présidente par intérim du SPF Affaires étrangères, Theodora Gentzis. "Nous avons fait des tests ADN et mené des entretiens approfondis", a-t-elle assuré. Enfin, la Défense a joué un rôle crucial dans la planification et l'exécution de l'opération, notamment en fournissant l'avion de l'accès à Melsbroek

La décision date du mois de mars

Ce rapatriement, qui devait se dérouler dans la plus grande discrétion, fait suite à une décision prise le 3 mars dernier par le Conseil national de Sécurité (CNS) et annoncée le lendemain par le Premier ministre Alexander De Croo à la Chambre. "Nous ne pouvons pas être aveugles à la réalité : la situation dans les camps se détériore visiblement et la sécurité se dégrade également. Si vous laissez les enfants là-bas, ils deviendront les terroristes de demain" argumentera alors De Croo.

"L'ensemble des opérations s'est déroulé selon le plan préétabli", précise le cabinet samedi. "La Belgique remercie les autorités d'Irak, le Gouvernement Régional du Kurdistan ainsi que les autorités de facto locales du nord-est de la Syrie pour avoir facilité le retour de ces enfants", conclut-il.

C'est la première fois que la Belgique rapatrie activement des enfants et leurs mères de Syrie. Début 2018, le précédent gouvernement fédéral avait refusé de rapatrier les femmes adultes des camps en Syrie. Ce refus ne concernait pas nécessairement les enfants puisqu'une vingtaine d'enfants ont déjà été ramenés des camps ces dernières années. En juin 2019, par exemple, six enfants belges sont revenus des camps après l'intervention de la diplomatie belge. La plupart d'entre eux étaient orphelins, mais pas tous. Certaines femmes ont laissé leurs enfants quitter les camps sans elles.

Après cette déclaration, le Conseil national de sécurité décide d'analyser "au cas par cas". Des équipes d'enquête de la Sécurité d'État et des Affaires étrangères se sont rendues sur place en juin pour déterminer si les femmes du camp de Roj avaient renoncé à l'idéologie de l'Etat Islamique. Ils avaient aussi vérifié, test ADN à l'appui, qu'elles étaient bien celles qu'elles prétendaient être.

Au total il y avait 12 femmes et 17 enfants belges dans le camp de Roj précise encore De Standaard.

"Trois d'entre elles, Cassandra B. (26 ans), Evelyne D.H. (26 ans) et Secil Y. (44 ans), ne peuvent pas rentrer car elles n'ont pas d'enfants. Une quatrième, Besime C., qui a un enfant, n'est plus belge depuis que le tribunal lui a retiré la nationalité en décembre 2020. La cinquième est Selin Y. (28 ans), qui a deux enfants, mais n'a pas voulu rentrer sans sa mère Secil Y. Enfin, il y a Julie M. (34 ans et 4 enfants) qui ne veut pas revenir, ni renier son appartenance au califat. Elle a quatre enfants, mais ne veut pas renoncer à son rêve de vivre dans le califat."

"Nous pouvons confirmer qu'un avion, affrété par les autorités belges, a atterri avec des personnes belges revenant de la Syrie, qui ont émis le souhait d'un retour volontaire en Belgique avec leurs enfants", indique-t-il dans un communiqué. "Les autorités judiciaires sont compétentes depuis leur retour sur le territoire." Concrètement, les six femmes ont été transférées en prison tandis que les enfants ont été remis au parquet de la Jeunesse, qui a pris les mesures nécessaires conformément à la loi sur la protection des mineures, précise le cabinet du Premier ministre Alexander De Croo. Le rapatriement de dix enfants et de leurs mères, au nombre de six, vendredi soir depuis le camp de Roj en Syrie, est le résultat d'une bonne collaboration entre différents services, a estimé samedi en conférence de presse le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw. L'opération a été préparée pendant plusieurs semaines par la police, la Défense, la Sûreté de l'Etat, l'OCAM, les Affaires étrangères et le centre national de crise, le tout sous la coordination du cabinet du Premier ministre Alexander De Croo."Le centre national de crise a joué un rôle de coordinateur dans cette opération complexe", a affirmé le directeur général Bart Raeymakers. "Nous avons soutenu les services politiques et opérationnels en leur mettant à disposition notre infrastructure et notre expertise dans la collecte et l'analyse d'informations pertinentes." Concernant les mères, il s'agit de quatre femmes francophones bruxelloises et de deux Anversoises. Selon De Standaard, il s'agirait de Hafsa S. (25 ans), Yusra E.M. (30 ans) et sa mère Mina E.M. (52 ans), Samira A. (33 ans), Jessie V.E. (43 ans) et Shirley R. (45 ans) et leurs dix enfants au total. Ils ont quitté le camp de réfugiés syrien de Roj vendredi. Concernant les mères, il s'agit de quatre femmes francophones bruxelloises et de deux Anversoises. Les dix enfants qui les accompagnaient, qui sont nés entre 2012 et 2019, ont été emmenés à l'hôpital pour vérification de leur état de santé mentale et physique. Le parquet de Jeunesse se chargera de leur trouver un cadre approprié au cas par cas. "Les familles concernées ont été personnellement prévenues après le décollage de l'avion depuis Erbil", a précisé M. Van Leeuw. Les mères vont elles directement de l'aéroport à la prison. Les six femmes rapatriées cette ont effectivement été emmenées dans différentes prisons après avoir dit au revoir à leurs enfants. Cinq d'entre elles ont déjà été condamnées pour terrorisme, tandis que la dernière doit encore être jugée, a précisé le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw lors d'une conférence de presse samedi matin. Selon le procureur fédéral ces six femmes répondaient aux critères du Conseil national de sécurité pour être rapatriées. "Elles sont mères d'enfants qui devaient l'être, cela a été prouvé par des tests ADN effectués par les Affaires étrangères il y a quelques semaines. Elles ont clairement exprimé le souhait de rentrer et affirment s'être distanciées d'idéologie extrémiste." Les Affaires étrangères se sont chargées de procurer les documents de voyages pour les femmes et enfants rapatriés, après qu'ils ont pu être formellement identifiés. Une identification qui a eu lieu lors d'une mission de reconnaissance, a précisé la présidente par intérim du SPF Affaires étrangères, Theodora Gentzis. "Nous avons fait des tests ADN et mené des entretiens approfondis", a-t-elle assuré. Enfin, la Défense a joué un rôle crucial dans la planification et l'exécution de l'opération, notamment en fournissant l'avion de l'accès à MelsbroekCe rapatriement, qui devait se dérouler dans la plus grande discrétion, fait suite à une décision prise le 3 mars dernier par le Conseil national de Sécurité (CNS) et annoncée le lendemain par le Premier ministre Alexander De Croo à la Chambre. "Nous ne pouvons pas être aveugles à la réalité : la situation dans les camps se détériore visiblement et la sécurité se dégrade également. Si vous laissez les enfants là-bas, ils deviendront les terroristes de demain" argumentera alors De Croo."L'ensemble des opérations s'est déroulé selon le plan préétabli", précise le cabinet samedi. "La Belgique remercie les autorités d'Irak, le Gouvernement Régional du Kurdistan ainsi que les autorités de facto locales du nord-est de la Syrie pour avoir facilité le retour de ces enfants", conclut-il. C'est la première fois que la Belgique rapatrie activement des enfants et leurs mères de Syrie. Début 2018, le précédent gouvernement fédéral avait refusé de rapatrier les femmes adultes des camps en Syrie. Ce refus ne concernait pas nécessairement les enfants puisqu'une vingtaine d'enfants ont déjà été ramenés des camps ces dernières années. En juin 2019, par exemple, six enfants belges sont revenus des camps après l'intervention de la diplomatie belge. La plupart d'entre eux étaient orphelins, mais pas tous. Certaines femmes ont laissé leurs enfants quitter les camps sans elles.Après cette déclaration, le Conseil national de sécurité décide d'analyser "au cas par cas". Des équipes d'enquête de la Sécurité d'État et des Affaires étrangères se sont rendues sur place en juin pour déterminer si les femmes du camp de Roj avaient renoncé à l'idéologie de l'Etat Islamique. Ils avaient aussi vérifié, test ADN à l'appui, qu'elles étaient bien celles qu'elles prétendaient être.Au total il y avait 12 femmes et 17 enfants belges dans le camp de Roj précise encore De Standaard. "Trois d'entre elles, Cassandra B. (26 ans), Evelyne D.H. (26 ans) et Secil Y. (44 ans), ne peuvent pas rentrer car elles n'ont pas d'enfants. Une quatrième, Besime C., qui a un enfant, n'est plus belge depuis que le tribunal lui a retiré la nationalité en décembre 2020. La cinquième est Selin Y. (28 ans), qui a deux enfants, mais n'a pas voulu rentrer sans sa mère Secil Y. Enfin, il y a Julie M. (34 ans et 4 enfants) qui ne veut pas revenir, ni renier son appartenance au califat. Elle a quatre enfants, mais ne veut pas renoncer à son rêve de vivre dans le califat."