Restent ouverts les magasins "essentiels"

La liste suivante reprend les services et commerces dits "essentiels" qui resteront ouverts :

  • Les magasins d'alimentation, y compris les night-shops et les spécialistes de la nourriture pour animaux ;
  • Les pharmacies ;
  • Les détaillants en produits d'hygiène et de soins et de tout ce qui concerne les dispositifs médicaux pour les urgences ;
  • Les magasins de journaux, les librairies ;
  • Les stations-service et fournisseurs de carburants et de combustible ;
  • Les magasins de télécommunications (sauf pour les magasins qui vendent uniquement des accessoires) ;
  • Les magasins de bricolage qui vendent principalement des outils et des matériaux de construction et de papeteries ;
  • Les jardineries, les pépinières, fleuristes et magasins de plantes ;
  • Les détaillants en tissus d'habillement, fils à tricoter et articles de mercerie ;
  • Les grossistes pour professionnels, uniquement au bénéfice de ces derniers ;
  • La vente ambulante de denrées alimentaires et les agents immobiliers devraient aussi pouvoir continuer à exercer leur activité.

Ces magasins "essentiels" devront toutefois interdire les rayons d'articles non essentiels.

Conditions pour les magasins "non essentiels"

Contrairement au premier et au deuxième confinement, les magasins qui ne figurent pas sur la liste précédente pourront rester ouverts uniquement par système de livraison ou par rendez-vous.

  • Click & collect : le retrait à l'extérieur du lieu de vente sans contact physique après commande en ligne ou par appel reste autorisé.
  • Shopping sur rendez-vous : les commerçants concernés peuvent accueillir les clients sur rendez-vous. D'autres contraintes s'ajoutent : chaque consommateur ne peut être accompagné que d'une seule personne, laquelle doit faire partie du même foyer ; le magasin ne peut recevoir qu'une personne par 10m2 avec un maximum absolu de 50 visiteurs en même temps.

"Un certain délai" entre la prise de rendez-vous et l'arrivée sur place sera probablement précisé, confirme le cabinet de Pierre-Yves Dermagne, ministre de l'Économie. "C'est le cas aux Pays-Bas où il faut prendre rendez-vous quatre heures à l'avance, mais ceci est encore en réflexion" éclaire Laura Laura Nives, porte-parole de Comeos, représentant le commerce et les services en Belgique.

"On a demandé que les commerçants aient libre choix sur le système de réservation s'ils ne veulent pas fermer", explique Comeos. Les commerces concernés ont donc moins de trois jours pour mettre sur pied un système de réservation qui pourra s'effectuer par téléphone, par mail, sur les sites web, par application ou éventuellement à la porte, car "tout le monde possède un site web". "Je pense que beaucoup de magasins seront fermés ce week-end pour mettre en place un système de réservation", affirme la porte-parole.

Des doutes quant à l'organisation persistent : "on voit aux Pays-Bas que c'est un très mauvais système parce que les clients inscrits ne viennent pas, les clients non inscrits sont renvoyés chez eux, les horaires définis sont difficiles à tenir quand on fait du shopping, etc.", explique madame Nives. "C'est contre le même concept de shopping". Se pose également la question de la rentabilité si le nombre de clients est réduit ainsi que le temps passé dans le magasin.

Les indépendants qui sont dans l'obligation de cesser leurs activités pourront bénéficier, conformément à la loi, du double droit passerelle, a rappelé mercredi le ministre des indépendants, David Clarinval.

Grandes surfaces comme Décathlon et Ikea

Même les géants de l'ameublement ou du sport tel que Décathlon et Ikea, dotée d'une grande surface, ne pourront accueillir que 50 clients et seulement sur rendez-vous.

"Dès samedi, nous allons ouvrir une plateforme en ligne grâce à laquelle nos clients pourront prendre rendez-vous. Nous allons nous reposer sur ce que notre enseigne a mis en place aux Pays-Bas et en Allemagne", explique Julie Stordiau, responsable de la communication chez Ikea. "Nous devrons aussi recomposer le fonctionnement de nos équipes."

Alors que certains centres ont une capacité de 500, 600, 800 clients simultanément, le personnel craint un chômage temporaire. "On a 350 à 500 employés par magasin en temps ordinaire, on voit mal comment une partie d'entre eux échapperait au chômage temporaire", exprime la responsable.

Pour les centres commerciaux, il pourrait y avoir une vérification à l'entrée. Le Comeos attend encore une réponse du gouvernement au plus tard vendredi matin.

Valentina Jaimes

Restent ouverts les magasins "essentiels"La liste suivante reprend les services et commerces dits "essentiels" qui resteront ouverts :Ces magasins "essentiels" devront toutefois interdire les rayons d'articles non essentiels.Conditions pour les magasins "non essentiels"Contrairement au premier et au deuxième confinement, les magasins qui ne figurent pas sur la liste précédente pourront rester ouverts uniquement par système de livraison ou par rendez-vous. "Un certain délai" entre la prise de rendez-vous et l'arrivée sur place sera probablement précisé, confirme le cabinet de Pierre-Yves Dermagne, ministre de l'Économie. "C'est le cas aux Pays-Bas où il faut prendre rendez-vous quatre heures à l'avance, mais ceci est encore en réflexion" éclaire Laura Laura Nives, porte-parole de Comeos, représentant le commerce et les services en Belgique."On a demandé que les commerçants aient libre choix sur le système de réservation s'ils ne veulent pas fermer", explique Comeos. Les commerces concernés ont donc moins de trois jours pour mettre sur pied un système de réservation qui pourra s'effectuer par téléphone, par mail, sur les sites web, par application ou éventuellement à la porte, car "tout le monde possède un site web". "Je pense que beaucoup de magasins seront fermés ce week-end pour mettre en place un système de réservation", affirme la porte-parole.Des doutes quant à l'organisation persistent : "on voit aux Pays-Bas que c'est un très mauvais système parce que les clients inscrits ne viennent pas, les clients non inscrits sont renvoyés chez eux, les horaires définis sont difficiles à tenir quand on fait du shopping, etc.", explique madame Nives. "C'est contre le même concept de shopping". Se pose également la question de la rentabilité si le nombre de clients est réduit ainsi que le temps passé dans le magasin.Les indépendants qui sont dans l'obligation de cesser leurs activités pourront bénéficier, conformément à la loi, du double droit passerelle, a rappelé mercredi le ministre des indépendants, David Clarinval.Grandes surfaces comme Décathlon et IkeaMême les géants de l'ameublement ou du sport tel que Décathlon et Ikea, dotée d'une grande surface, ne pourront accueillir que 50 clients et seulement sur rendez-vous."Dès samedi, nous allons ouvrir une plateforme en ligne grâce à laquelle nos clients pourront prendre rendez-vous. Nous allons nous reposer sur ce que notre enseigne a mis en place aux Pays-Bas et en Allemagne", explique Julie Stordiau, responsable de la communication chez Ikea. "Nous devrons aussi recomposer le fonctionnement de nos équipes."Alors que certains centres ont une capacité de 500, 600, 800 clients simultanément, le personnel craint un chômage temporaire. "On a 350 à 500 employés par magasin en temps ordinaire, on voit mal comment une partie d'entre eux échapperait au chômage temporaire", exprime la responsable.Pour les centres commerciaux, il pourrait y avoir une vérification à l'entrée. Le Comeos attend encore une réponse du gouvernement au plus tard vendredi matin.Valentina Jaimes