"Nous sommes ouverts à discuter mais encore faut-il que les programmes convergent et qu'il y ait de la bonne volonté. On n'a pas le sentiment que le PTB s'habille du costume de celui qui veut négocier", a déclaré le président du PS, Elio Di Rupo, au cours d'un débat sur le plateau de RTL-TVi.

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"Il y a des communes où, clairement, il y a l'expression d'une aspiration à plus de justice sociale qui s'exprime par un vote PTB. On a toujours dit que l'on était prêt à parler avec tout le monde, sauf avec l'extrême-droite. Il faudra voir dans quelle mesure ils sont intéressés et réellement prêts à prendre des responsabilités. Et là, j'ai de gros doutes", a dit pour sa part le co-président d'Ecolo Patrick Dupriez.

Le MR et le cdH refusent en revanche toute négociation avec le PTB, ont rappelé leurs présidents Olivier Chastel et Benoît Lutgen, qui renvoient dos-à-dos l'extrême-gauche et l'extrême-droite.

DéFI se met sur la même longueur d'ondes, et égratigne au passage le MR en coalition avec la N-VA au fédéral. "Ni l'extrême-droite nationaliste de type N-VA, ni la gauche marxisante de type PTB", a souligné le président, Olivier Maingain, qui doute de la sincérité des socialistes à l'égard du PTB. "Je crois que c'est plus de la tactique pour démontrer que le PTB ne veut pas venir à table. C'est une petite mise en scène provisoire".

M. Demeyer siège pour la dernière fois à la Chambre avant se consacrer à Liège © BELGA

A Liège, le bourgmestre sortant Willy Demeyer (PS) a annoncé des réunions bilatérales avec le PTB, grand gagnant des élections dans la cité ardente, le MR et Vert ardent. A Charleroi, Paul Magnette va engager des discussions avec le parti marxiste. A Molenbeek, dès dimanche soir, la cheffe de file PS, Catherine Moureaux, a tendu la main au PTB et à Ecolo en vue de former "une majorité de progrès".