La proposition, qui cadre de la réforme du marché du travail qu'élabore le ministre de l'Économie Pierre-Yves Dermagne (PS), ne fait pas l'unanimité. Ainsi, Ecolo ne soutient pas la proposition, a affirmé la ministre fédérale Zakia Khattabi sur Bel-RTL. "J'ai toujours défendu la réduction du temps de travail. Ici, c'est un aménagement du temps de travail", fait observer Khattabi.

"Le jour de repos, tel qu'il est proposé dans cette formule-là, à mon avis, il sera nécessaire pour se remettre des heures prestées les jours précédents", a ajouté la ministre Ecolo, avec une pointe d'ironie. "Donc non", son parti ne soutiendra pas cette proposition, a-t-elle dit.

La présidente de Groen, Meyrem Almaci, soutient la proposition, bien qu'elle estime qu'il y ait encore des aménagements à lui apporter. "En principe, nous pensons que c'est une bonne chose pour la liberté de l'employé, mais il faut être bien certain que cela reste un choix de l'employé", dit-elle.

Pas bon pour la vie de famille

"Ce n'est pas bon pour la vie de famille. Qui va devoir s'occuper des enfants si les deux parents ont des journées de travail de 9,5 heures et doivent ensuite rentrer chez eux dans les embouteillages ? Pour les entreprises, cela devient encore plus un casse-tête pour assurer la continuité sur le lieu de travail", s'interroge un lecteur du Morgen.

Interrogé par la Libre Belgique, Christophe Cocu, directeur de la Ligue des familles, ne voit pas non plus la proposition d'un bon oeil. "Les parents sont nombreux à vouloir avoir un jour libre par semaine, mais il existe des moyens d'y arriver qui sont plus respectueux des contraintes familiales, comme un congé parental mieux rémunéré."

La FGTB non plus ne cache pas son inquiétude : "Il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte que plus les journées s'allongent, plus la productivité baisse", déclare son président Thierry Bodson à La Libre Belgique. Il évoque également les employés parents d'enfants en bas âge, "en dehors chez pendant onze heures", étant donné le temps de trajet moyen de 40 minutes.

La piste se veut une réponse à de nouvelles demandes de flexibilité nées de la crise sanitaire. "Mais il ne s'agit encore que d'une idée qui, en tant que telle, devrait être discutée et modalisée par les partenaires sociaux", précisait le cabinet Dermagne, cité dans Le Soir.

Oui à la semaine de quatre jours mais sans augmentation du coût du travail

La semaine de quatre jours de travail, c'est possible, selon le syndicat neutre pour indépendants, "à condition que le coût du travail n'augmente pas", souligne-t-il vendredi par communiqué.

Si la possibilité de prester 9,5 heures par jour pour les travailleurs passe, elle ne doit pour autant pas devenir une obligation pour l'employeur, estime encore le SNI. Il existe néanmoins de nombreux avantages, pour le secteur du commerce de détail notamment.

"Cela pourrait être un atout pour faciliter la recherche de personnel, un problème auquel est confronté nombre de commerçants. Cela permet également d'offrir davantage de services aux clients, mais aussi de recevoir les clients plus longtemps ou même de produire plus".

La proposition, qui cadre de la réforme du marché du travail qu'élabore le ministre de l'Économie Pierre-Yves Dermagne (PS), ne fait pas l'unanimité. Ainsi, Ecolo ne soutient pas la proposition, a affirmé la ministre fédérale Zakia Khattabi sur Bel-RTL. "J'ai toujours défendu la réduction du temps de travail. Ici, c'est un aménagement du temps de travail", fait observer Khattabi. "Le jour de repos, tel qu'il est proposé dans cette formule-là, à mon avis, il sera nécessaire pour se remettre des heures prestées les jours précédents", a ajouté la ministre Ecolo, avec une pointe d'ironie. "Donc non", son parti ne soutiendra pas cette proposition, a-t-elle dit.La présidente de Groen, Meyrem Almaci, soutient la proposition, bien qu'elle estime qu'il y ait encore des aménagements à lui apporter. "En principe, nous pensons que c'est une bonne chose pour la liberté de l'employé, mais il faut être bien certain que cela reste un choix de l'employé", dit-elle.Pas bon pour la vie de famille "Ce n'est pas bon pour la vie de famille. Qui va devoir s'occuper des enfants si les deux parents ont des journées de travail de 9,5 heures et doivent ensuite rentrer chez eux dans les embouteillages ? Pour les entreprises, cela devient encore plus un casse-tête pour assurer la continuité sur le lieu de travail", s'interroge un lecteur du Morgen. Interrogé par la Libre Belgique, Christophe Cocu, directeur de la Ligue des familles, ne voit pas non plus la proposition d'un bon oeil. "Les parents sont nombreux à vouloir avoir un jour libre par semaine, mais il existe des moyens d'y arriver qui sont plus respectueux des contraintes familiales, comme un congé parental mieux rémunéré."La FGTB non plus ne cache pas son inquiétude : "Il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte que plus les journées s'allongent, plus la productivité baisse", déclare son président Thierry Bodson à La Libre Belgique. Il évoque également les employés parents d'enfants en bas âge, "en dehors chez pendant onze heures", étant donné le temps de trajet moyen de 40 minutes. La piste se veut une réponse à de nouvelles demandes de flexibilité nées de la crise sanitaire. "Mais il ne s'agit encore que d'une idée qui, en tant que telle, devrait être discutée et modalisée par les partenaires sociaux", précisait le cabinet Dermagne, cité dans Le Soir.Oui à la semaine de quatre jours mais sans augmentation du coût du travail La semaine de quatre jours de travail, c'est possible, selon le syndicat neutre pour indépendants, "à condition que le coût du travail n'augmente pas", souligne-t-il vendredi par communiqué. Si la possibilité de prester 9,5 heures par jour pour les travailleurs passe, elle ne doit pour autant pas devenir une obligation pour l'employeur, estime encore le SNI. Il existe néanmoins de nombreux avantages, pour le secteur du commerce de détail notamment. "Cela pourrait être un atout pour faciliter la recherche de personnel, un problème auquel est confronté nombre de commerçants. Cela permet également d'offrir davantage de services aux clients, mais aussi de recevoir les clients plus longtemps ou même de produire plus".