Concrètement, les conseillers communaux ont donné leur feu vert à une large majorité à l'ouverture du marché public des travaux de restauration de l'immeuble de l'ex-Bourse de Bruxelles réaffectée en galerie publique et en "centre d'expérience de la bière belge".

Le projet engendrera une dépense de près de 35 millions d'euros, TVA comprise.

Pour l'opposition MR et N-VA, c'est beaucoup trop; le projet annoncé il y a huit ans tarde à se concrétiser.

"Le projet de transformation du bâtiment était annoncé en grande pompe avec une facture de +/-15 millions d'euros, en plus de la mise à disposition du bâtiment d'une valeur de 5 millions d'euros. Malheureusement, les coûts ont explosé, et ce, alors que les travaux n'ont toujours pas commencé", a dénoncé l'ex-échevin de l'Urbanisme Geoffroy Coomans de Brachène (MR), qui siège désormais dans l'opposition.

Pour le PTB, Mathide El Bakri a regretté que la Ville continue à foncer tête baissée dans ce projet qui est "surtout une ode à des multinationales (ndlr: du secteur de la bière) qui ne paient pas de taxes".

"Si pour le PTB, le projet est trop privé, et pour la N-VA, il est trop public, alors on doit être dans le bon", a répondu Philippe Close, cheville ouvrière du projet pour le compte de la Ville.

Celui-ci a rappelé que l'objectif du projet consistait avant tout à rendre une dimension ouverte et publique à un édifice qui en a été trop longtemps privé. Si cela a pris du temps, c'est parce qu'il a fallu prendre le temps de la négociation du permis pour un bâtiment protégé.

"Je suis très fier d'avoir obtenu ce permis. Oui, cela coûte mais oui c'est assumé pour des questions de sauvetage de patrimoine. Le pouvoir public reprend la main avec le privé et je suis très fier de la bière belge qui mérite d'être mise à l'honneur", a encore dit Philippe Close.