Lors d'un contrôle réalisé conjointement entre les douanes, la police belge et la gendarmerie française, Charlotte Legrand s'approche d'une voiture pour poser ses questions. "Il y avait trois jeunes qui semblaient très fatigués, le visage chiffonné. Celui à l'arrière était emmitouflé dans une espèce de doudoune ou un duvet", indique-t-elle sur le site RTBF.be.

Il s'agit de Salah Abdeslam. Ce dernier n'étant pas encore identifié comme l'ennemi public numéro 1, et le trio peut repartir sans être inquiété après le contrôle. Avec Mohamed Amri et Hamza Attou, Abdeslam s'est contenté de répondre qu'il trouvait que c'était normal, selon lui, qu'il y ait autant de contrôles.

La journaliste raconte: "Ils n'étaient pas spécialement sympathiques, mais ils ont répondu à mes questions le temps que leurs cartes d'identité soient contrôlées. Quand ils ont récupéré leurs papiers, ils ont coupé court à la conversation et ont remonté leur vitre. Ils m'ont un peu éjectée."

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"Tu n'aurais pas fait l'interview de Salah Abdeslam, par hasard?"

Ce n'est que par la suite que la rédaction de la chaîne publique s'est rendue compte de la situation quelque peu surréaliste. "Quand on a commencé à voir les images des caméras de surveillance de la station service où Salah Abdeslam est avec Amri et Attou, l'idée a commencé à faire son chemin. Quelques collègues m'ont chambrée : 'Tu n'aurais pas fait l'interview de Salah Abdeslam, par hasard?'", explique-t-elle.

Plus tard, en prison, lors d'une conversation avec Mohamed Bakkali, un des logisticiens des attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam avait indiqué avoir répondu aux questions d'une journaliste.

Charlotte Legrand explique explique avoir ressenti un sentiment bizarre, par la suite: "Je craignais qu'on m'accuse d'avoir manqué de discernement lors de cette interview. Je me suis sentie bizarrement un peu coupable. Et puis, je me remémore les faits. A ce moment-là, je n'avais tout simplement pas les éléments pour reconnaitre Abdeslam. Ni moi, ni la police."

(Avec Belga)

Lors d'un contrôle réalisé conjointement entre les douanes, la police belge et la gendarmerie française, Charlotte Legrand s'approche d'une voiture pour poser ses questions. "Il y avait trois jeunes qui semblaient très fatigués, le visage chiffonné. Celui à l'arrière était emmitouflé dans une espèce de doudoune ou un duvet", indique-t-elle sur le site RTBF.be. Il s'agit de Salah Abdeslam. Ce dernier n'étant pas encore identifié comme l'ennemi public numéro 1, et le trio peut repartir sans être inquiété après le contrôle. Avec Mohamed Amri et Hamza Attou, Abdeslam s'est contenté de répondre qu'il trouvait que c'était normal, selon lui, qu'il y ait autant de contrôles.La journaliste raconte: "Ils n'étaient pas spécialement sympathiques, mais ils ont répondu à mes questions le temps que leurs cartes d'identité soient contrôlées. Quand ils ont récupéré leurs papiers, ils ont coupé court à la conversation et ont remonté leur vitre. Ils m'ont un peu éjectée."Ce n'est que par la suite que la rédaction de la chaîne publique s'est rendue compte de la situation quelque peu surréaliste. "Quand on a commencé à voir les images des caméras de surveillance de la station service où Salah Abdeslam est avec Amri et Attou, l'idée a commencé à faire son chemin. Quelques collègues m'ont chambrée : 'Tu n'aurais pas fait l'interview de Salah Abdeslam, par hasard?'", explique-t-elle. Plus tard, en prison, lors d'une conversation avec Mohamed Bakkali, un des logisticiens des attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam avait indiqué avoir répondu aux questions d'une journaliste.Charlotte Legrand explique explique avoir ressenti un sentiment bizarre, par la suite: "Je craignais qu'on m'accuse d'avoir manqué de discernement lors de cette interview. Je me suis sentie bizarrement un peu coupable. Et puis, je me remémore les faits. A ce moment-là, je n'avais tout simplement pas les éléments pour reconnaitre Abdeslam. Ni moi, ni la police." (Avec Belga)