Robert Vertenueil (FGTB) accuse Kris Peeters : "Il torpille la concertation sociale"

13/02/19 à 08:54 - Mise à jour à 08:54

Source: Belga

Le président de la FGTB, Robert Vertenueil, a accusé mercredi le ministre de l'Emploi, Kris Peeters, de mettre en péril la concertation sociale. A l'instar de la CSC, le syndicat socialiste réclame la révision de la loi de 1996 qui organise la modération salariale.

Robert Vertenueil (FGTB) accuse Kris Peeters : "Il torpille la concertation sociale"

Robert Vertenueil © Belga

"Que M. Peeters fasse son boulot de ministre de l'Emploi et qu'il concilie. Il doit oeuvrer à la concertation sociale et ne pas y foutre le bordel", a lancé M. Vertenueil sur les ondes de La Première. Le gouvernement fédéral a réformé sous cette législature la loi de 1996 dite de sauvegarde de la compétitivité des entreprises afin de résorber encore l'écart salarial entre la Belgique et ses voisins. La marge d'augmentation des salaires, en plus de l'indexation, est de ce fait réduite à 0,8% pour les années 2019-2020.

"On veut changer cette loi et revenir à une négociation des salaires qui permette à ces salaires d'être en ligne avec ce qui se passe dans les entreprises et les secteurs", a expliqué la secrétaire générale de la CSC, Marie-Hélène Ska. Lorsqu'il a décidé d'un saut d'index, le gouvernement Michel s'est "assis" sur la loi de 1996, accuse la FGTB. Le syndicat attend un geste similaire à propos de la marge d'augmentation salariale. "Je propose qu'ici on s'assied sur la loi et que, dans les deux années, on revoie la loi de 1996 devenue obsolète", demande M. Vertenueil.

Les négociations de l'accord interprofessionnel sont dans l'impasse. Les syndicats attendent de recevoir une véritable invitation à négocier de la part du patronat. L'AIP ne se limite pas aux salaires. D'autres points sont sur la table: fins de carrière, chômage avec complément d'entreprise ou encore le remboursement des frais de déplacement entre le domicile et le lieu de travail. Les syndicats veulent une généralisation de l'intervention de l'employeur dans les abonnements de train. La mesure ne coûterait que 6 millions d'euros, a fait valoir Mme Ska. Et il n'est pas question pour elle d'aller chercher cette somme dans la marge salariale.

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