En Europe, estime le ministre, "on a développé une démarche très stricte sur des situations budgétaires, mais pas assez sur les situations en matière de valeurs".

Monsieur Reynders a ainsi établi un parallèle entre les critères de Maastricht, qui régissent l'orthodoxie budgétaire européenne, et les critères de Copenhague, qui sont les conditions d'adhésion des pays candidats à l'Union, notamment en termes de droits de l'Homme. "On est très sourcilleux pour l'adhésion, mais une fois qu'on est entré, le problème semble beaucoup plus léger", constate M. Reynders.

Depuis plus d'un an, il plaide pour l'instauration d'un mécanisme européen de surveillance des droits de l'Homme en utilisant par exemple les différents rapports produits à ce sujet par le Conseil de l'Europe ou le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU. "On pourrait avoir chaque année une situation de l'Etat de droit, des droits individuels, à l'égard de tous les pays de l'Union. Ca permettrait d'avoir des recommandations, de les suivre, et d'accorder autant d'attention à l'Etat de droit qu'à la situation budgétaire", a souligné M. Reynders.

Le Haut-Commissaire et le chef de la diplomatie belge ont également parlé des prochaines échéances électorales qui se profilent en Europe. "Je suis frappé ces derniers temps du fait que des collègues d'autres régions du monde sont beaucoup plus préoccupés encore que nous par les risques d'évolution politique dans des pays européens", a expliqué le ministre. Le score du PVV de Geert Wilders lors des législatives néerlandaises du 15 mars ou celui de Marine Le Pen lors de la présidentielle française en avril et mai suscitent ainsi des inquiétudes croissantes chez les homologues de M. Reynders.

Avec ce mécanisme de surveillance, le ministre estime qu'il sera également possible de montrer combien le programme de certains partis politiques européens va à l'encontre des valeurs européennes.

Didier Reynders a notamment évoqué la situation des droits de l'Homme dans la région des Grands Lacs ainsi qu'en Syrie. Le ministre rencontre aussi mardi l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura.

En Europe, estime le ministre, "on a développé une démarche très stricte sur des situations budgétaires, mais pas assez sur les situations en matière de valeurs".Monsieur Reynders a ainsi établi un parallèle entre les critères de Maastricht, qui régissent l'orthodoxie budgétaire européenne, et les critères de Copenhague, qui sont les conditions d'adhésion des pays candidats à l'Union, notamment en termes de droits de l'Homme. "On est très sourcilleux pour l'adhésion, mais une fois qu'on est entré, le problème semble beaucoup plus léger", constate M. Reynders. Depuis plus d'un an, il plaide pour l'instauration d'un mécanisme européen de surveillance des droits de l'Homme en utilisant par exemple les différents rapports produits à ce sujet par le Conseil de l'Europe ou le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU. "On pourrait avoir chaque année une situation de l'Etat de droit, des droits individuels, à l'égard de tous les pays de l'Union. Ca permettrait d'avoir des recommandations, de les suivre, et d'accorder autant d'attention à l'Etat de droit qu'à la situation budgétaire", a souligné M. Reynders. Le Haut-Commissaire et le chef de la diplomatie belge ont également parlé des prochaines échéances électorales qui se profilent en Europe. "Je suis frappé ces derniers temps du fait que des collègues d'autres régions du monde sont beaucoup plus préoccupés encore que nous par les risques d'évolution politique dans des pays européens", a expliqué le ministre. Le score du PVV de Geert Wilders lors des législatives néerlandaises du 15 mars ou celui de Marine Le Pen lors de la présidentielle française en avril et mai suscitent ainsi des inquiétudes croissantes chez les homologues de M. Reynders. Avec ce mécanisme de surveillance, le ministre estime qu'il sera également possible de montrer combien le programme de certains partis politiques européens va à l'encontre des valeurs européennes. Didier Reynders a notamment évoqué la situation des droits de l'Homme dans la région des Grands Lacs ainsi qu'en Syrie. Le ministre rencontre aussi mardi l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura.