Le débat s'annonce riche ce jeudi, de 12h45 à 13h45, et particulièrement d'actualité. En direct sur notre site et sur les réseaux sociaux, à l'initiative du Vif et de l'UCLouvain, trois personnalités de premier plan vont s'entretenir sur le rôle des experts dans la gestion de la crise du coronavirus.

Débat : les experts, une plus-value pour la démocratie?

Confrontés au coronavirus, les politiques ont fait appel à des spécialistes. De leur collaboration naissent des tensions inévitables. Le Vif/L'Express et l'UCLouvain réunissent les deux parties pour débattre "en vrai" de la place des experts dans une démocratie.

Geplaatst door Le Vif op Donderdag 15 oktober 2020

Autour de la table, deux experts de l'UCLouvain qui représentent des disciplines différentes: Leïla Belkhir est infectiologue aux cliniques universitaires Saint-Luc tandis que Olivier Luminet est psychologue, il a notamment conseillé le Conseil National de Sécurité. Face à eux, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, qui n'a pas hésité à exprimer l'importance de confronter les expertises dans différents domaines avant que les politiques ne décident au noms de "l'intérêt général" ou du "juste équilibre".

Le débat est organisé à l'occasion de la sortie de la revue Louvain(s) qui se penche sur la question des relations parfois tendues depuis le début de la crise entre experts et politiques. Appelés pour épauler le gouvernement face à ce virus méconnu, les virologues et autres épidémiologistes ont joué un rôle crucial, en première ligne de la communication sur cet épisode inédit. Les noms de Marius Gilbert, Emmanuel André ou Marc Van Ranst, pour n'en citer que quelques-uns, sont devenus des personnalités connues aux yeux des Belges.

Au fil du temps, la place qu'ils ont prise, les divergences de sensibilité ou les "fuites" de certains rapports ont provoqué des tensions et crispé par moments les politiques. En retour, certains experts ont quitté la première ligne, se sentant peu reconnus dans leur apport. Des "mots doux" se sont échangés. En toile de fond, cette question plus large: l'apport des experts constitue-t-il une plus-value pour la démocratie et comment faire en sorte d'encadrer mieux cette relation utile?

Dans le dossier publié dans la revue Louvain(s), on retrouve des expressions édifiantes de la part de certains experts: "Apporter une expertise scientifique auprès du monde politique, c'est prendre le risque de se tromper (...) On est vite critiqué et accusé de partialité" ou encore "Je ne crois pas à ce que l'on appelle le 'gouvernement des experts', c'est au politique à gouverner".

Ce débat est profondément d'actualité à l'heure où la "deuxième vague" de la crise du coronavirus s'abat sur notre pays, avec la Belgique francophone davantage touchée, pour l'instant, que la Flandre.

Les divergences entre experts sont notamment pointées du doigt: le ton alarmiste d'un Marc Van Ranst, en Flandre, contraste avec celui plus apaisé de ceux que 'on surnomme désormais les "rassuristes" francophones, ces derniers temps. Certaines expressions visant à affirmer que la situation n'était "pas alarmante" (propos de Jean-Luc Gala, surnommé "monsieur masque") ou à dénoncer le caractère trop rigide des mesures sanitaires (dans la lignée du virologue liégeois Bernard Rentier) pourraient avoir joué un rôle dans un certain relâchement de la population, au sud du pays. Les échanges sont parfois vifs sur les réseaux sociaux à ce sujet.

De cela et de plein d'autres choses, on parlera de 12h45 à 13h45: ne manquez pas ce rendez-vous exceptionnel.

Le débat s'annonce riche ce jeudi, de 12h45 à 13h45, et particulièrement d'actualité. En direct sur notre site et sur les réseaux sociaux, à l'initiative du Vif et de l'UCLouvain, trois personnalités de premier plan vont s'entretenir sur le rôle des experts dans la gestion de la crise du coronavirus. Autour de la table, deux experts de l'UCLouvain qui représentent des disciplines différentes: Leïla Belkhir est infectiologue aux cliniques universitaires Saint-Luc tandis que Olivier Luminet est psychologue, il a notamment conseillé le Conseil National de Sécurité. Face à eux, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, qui n'a pas hésité à exprimer l'importance de confronter les expertises dans différents domaines avant que les politiques ne décident au noms de "l'intérêt général" ou du "juste équilibre".Le débat est organisé à l'occasion de la sortie de la revue Louvain(s) qui se penche sur la question des relations parfois tendues depuis le début de la crise entre experts et politiques. Appelés pour épauler le gouvernement face à ce virus méconnu, les virologues et autres épidémiologistes ont joué un rôle crucial, en première ligne de la communication sur cet épisode inédit. Les noms de Marius Gilbert, Emmanuel André ou Marc Van Ranst, pour n'en citer que quelques-uns, sont devenus des personnalités connues aux yeux des Belges.Au fil du temps, la place qu'ils ont prise, les divergences de sensibilité ou les "fuites" de certains rapports ont provoqué des tensions et crispé par moments les politiques. En retour, certains experts ont quitté la première ligne, se sentant peu reconnus dans leur apport. Des "mots doux" se sont échangés. En toile de fond, cette question plus large: l'apport des experts constitue-t-il une plus-value pour la démocratie et comment faire en sorte d'encadrer mieux cette relation utile? Dans le dossier publié dans la revue Louvain(s), on retrouve des expressions édifiantes de la part de certains experts: "Apporter une expertise scientifique auprès du monde politique, c'est prendre le risque de se tromper (...) On est vite critiqué et accusé de partialité" ou encore "Je ne crois pas à ce que l'on appelle le 'gouvernement des experts', c'est au politique à gouverner".Ce débat est profondément d'actualité à l'heure où la "deuxième vague" de la crise du coronavirus s'abat sur notre pays, avec la Belgique francophone davantage touchée, pour l'instant, que la Flandre. Les divergences entre experts sont notamment pointées du doigt: le ton alarmiste d'un Marc Van Ranst, en Flandre, contraste avec celui plus apaisé de ceux que 'on surnomme désormais les "rassuristes" francophones, ces derniers temps. Certaines expressions visant à affirmer que la situation n'était "pas alarmante" (propos de Jean-Luc Gala, surnommé "monsieur masque") ou à dénoncer le caractère trop rigide des mesures sanitaires (dans la lignée du virologue liégeois Bernard Rentier) pourraient avoir joué un rôle dans un certain relâchement de la population, au sud du pays. Les échanges sont parfois vifs sur les réseaux sociaux à ce sujet.De cela et de plein d'autres choses, on parlera de 12h45 à 13h45: ne manquez pas ce rendez-vous exceptionnel.