"La manière avec laquelle le gouvernement minoritaire a contré avec force les représentants du peuple, y compris ceux de leurs propres partis, est hallucinante", a estimé le chef de groupe des nationalistes à la Chambre, Peter De Roover.

Pour le chef de file N-VA, le fait qu'un gouvernement en affaires courantes réussisse encore à bloquer des majorités à la Chambre et au Sénat amène à se poser de sérieuses questions politico-déontologiques. Qui plus est, ce sont d'importantes réformes qui sont repoussées pour les cinq prochaines années, a souligné M. De Roover.

"Avant le pacte de Marrakesh (le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières dont l'approbation par le gouvernement fédéral a précipité la sortie de la N-VA de la majorité, ndlr) un soutien au parlement était plus important qu'un accord au sein d'un gouvernement de plein exercice. En ce qui concerne la Constitution, le parlement n'a soudain plus aucune importance aux yeux du gouvernement de rescapés en affaires courantes", a dénoncé le chef de groupe.

M. De Roover observe également que même des articles dont la demande d'ouverture à révision avait pu bénéficier à la Chambre du soutien du CD&V, de l'Open Vld et du MR ont été balayés. C'est le cas de l'article 48 relatif à la vérification des pouvoirs des nouveaux membres des assemblées. "Ce qu'il y avait de communautaire là-dedans est pour moi une énigme. Il est par ailleurs dégoûtant d'évoquer un 'risque' de réformes qui auraient de toute manière nécessité une majorité des deux tiers", a-t-il conclu.