Le 1er septembre, les élèves des écoles flamandes pourront retrouver leur classe. Sans masque à devoir porter, assis sur les bancs. La première année scolaire normale en trois ans, en principe. [...]
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Le 1er septembre, les élèves des écoles flamandes pourront retrouver leur classe. Sans masque à devoir porter, assis sur les bancs. La première année scolaire normale en trois ans, en principe. [...] Même si les vaccinations rendent possibles de prochains assouplissements, des questions délicates subsistent. L'une d'elles porte sur la manière dont l'intervention inédite des pouvoirs publics - nécessaire en temps de crise - pourra être ramenée à des proportions normales, sans limitations extrêmes de la liberté individuelle et sans budgets impayables. Le risque de schizophrénie est palpable dans le chef du gouvernement flamand qui place son administration en mode économies via sa "large reconsidération" des coûts mais, simultanément, la pousse avec ses plans de relance à appuyer sur le champignon des dépenses. Là se situe la discussion politique de cet automne: à quoi ressembleront les pouvoirs publics après la pandémie? Idéalement, un peu plus stricts et financièrement abordables, centrés sur les tâches clés et les défis les plus importants, focalisés sur les défaillances révélées par le virus, capables de faire intelligemment usage de l'argent de la relance. Cela signifie, en matière d'enseignement, s'attaquer à l'arriéré scolaire engendré par le corona, sans pour autant devenir défaitiste. Le saut en investissement digital, accompli durant la pandémie, peut aider à cet égard. Et la priorité doit à nouveau se fixer sur le défi le plus important: après le virus, enrayer enfin la baisse de qualité de l'enseignement.