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Depuis la mi-octobre, les personnes revenant d'une zone rouge ne sont plus automatiquement tenues de se mettre en quarantaine et de subir un test de dépistage.
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Depuis la mi-octobre, les personnes revenant d'une zone rouge ne sont plus automatiquement tenues de se mettre en quarantaine et de subir un test de dépistage. Depuis lors, les décisions au cas par cas sont prises sur la base du Formulaire de localisation du passager (PLF) - le formulaire que toute personne séjournant à l'étranger pendant plus de 48 heures est tenue de remplir à son retour - et d'un nouveau "questionnaire d'auto-évaluation".Désormais, les règles seront à nouveau plus strictes, a confirmé Karine Moykens, présidente du Comité interfédéral Testing et Tracing. Toute personne revenant d'une zone rouge à partir du 18 décembre devra passer 10 jours en quarantaine. Après sept jours, ces personnes devront également être testées. Lors du Comité de concertation du 27 novembre, Alexander De Croo avait déjà annoncé un renforcement des contrôles pour les personnes revenant de zone rouge, mais était resté évasif quant aux dispositions précises qui allaient être mises en place. "Nos chiffres s'améliorent, il faut donc éviter absolument de ramener le virus chez nous en voyageant dans d'autres pays où les chiffres pourraient être désormais moins bons", avait-expliqué. En octobre, seuls 7% des voyageurs revenant d'une zone rouge et ayant rempli le formulaire de localisation du voyageur ("passenger locator form") en ligne se sont fait tester à leur arrivée en Belgique, selon le ministre flamand du Bien-être, Wouter Beke. En août, 187.527 voyageurs en provenance d'une zone orange et 29.421 personnes revenant d'une zone rouge avaient rempli ce formulaire en ligne. Ce nombre a fortement chuté depuis, passant sous la barre des 100.000 formulaires remplis.En août toujours, 72% des voyageurs revenant de zone rouge avaient subi un test, pour un taux de positivité de 5%. En octobre, seuls 7% se sont fait tester, pour un taux de positivité de 4,3%. Cette évolution est toutefois liée au changement de politique de testing pour les voyageurs, avec l'introduction du 'self assessment tool', un outil permettant de savoir, en fonction du score obtenu, si un test est nécessaire ou pas. Et après le 21 octobre, les voyageurs asymptomatiques n'ont plus pu se faire tester. La stratégie de testing a à nouveau changé le 23 novembre. "Nous allons voir si ces personnes prennent effectivement rendez-vous pour se faire dépister. Ceux qui ne le font pas recevront un appel de notre part", a déclaré Karine Moykens. L'intention est également de renforcer les contrôles pour vérifier que le PLF a bien été complété. "Nous cherchons comment faire en sorte que d'ici au 18 décembre, il ne soit plus aussi facile de passer la frontière. Il y a des discussions en cours relatives aux contrôles aux frontières, aux aéroports et aux ports."Le ministre-président wallon Elio Di Rupo, interviewé par la DH, a également confirmé l'intention des autorités de renforcer les contrôles. "Les personnes seront susceptibles d'être contrôlées par la police. On ne va pas contrôler tout le monde, bien sûr, mais par coup de sonde et avec des sanctions à la clé." Il souhaite vérifier le respect des quarantaines via un "mécanisme qui permette à la police d'avoir un contact avec les polices de quartier pour inciter les personnes à rester chez elles durant 7 jours et se faire tester le 7e jour. En fonction du résultat du test, la quarantaine se termine ou se poursuit sous contrôle médical." Il n'est ici pas question de visites domiciliaires, précise-t-il. "On peut donner un coup de fil, on peut aussi sonner à la porte, remettre un document."Presque tous les pays sont actuellement classés en rouge sur la carte du SPF Affaires étrangères. En Europe, seules l'Irlande, l'Islande, la majeure partie de la Norvège, la plupart des îles Canaries et certaines parties du Royaume-Uni comptent des zones orange. Aucune zone n'est verte. Tous les voyages à l'étranger sont désormais déconseillés.