Dans les colonnes du quotidien De Morgen, le nationaliste flamand a estimé que l'offre française était exclue. "La décision sera prise au sein du gouvernement et nulle part ailleurs", a toutefois rappelé le porte-parole du chef du gouvernement fédéral.

Vendredi dernier, l'exécutif s'était accordé sur la façon dont il travaillera sur le dossier du remplacement des F-16 "dans les jours et les semaines qui viennent".

Le gouvernement va recevoir une série de documents et les analysera avant de prendre sa décision. Ce travail s'articulera sur trois principes et ne se limitera pas aux seules candidatures remises dans le cadre de l'appel d'offres, avait précisé M. Michel lors d'une conférence de presse.

M. Michel avait ensuite expliqué que le gouvernement étudierait les arguments en faveur d'une prolongation des F-16 actuels, les offres introduites dans le cadre de l'appel d'offres lancé le 17 mars - soit le F-35 du groupe américain Lockheed Martin et l'Eurofighter Typhoon du consortium européen Eurofighter -, mais aussi les informations transmises par le gouvernement français dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique, formulée hors appel d'offres. Cette proposition repose sur l'acquisition du Rafale du groupe Dassault et la participation de la Belgique au développement d'un avion de combat franco-allemand.

"Disons que les choses se sont déroulées différemment lors de cette conférence de presse que ce qui avait été discuté auparavant", affirme désormais M. Vandeput. Le ministre de la Défense avait déjà exprimé à plusieurs reprises son opposition à la proposition du groupe français Dassault. Il insiste sur la fait que le gouvernement ne peut pas proposer de nouvelles règles, au risque de voir sa décision invalidée par la suite.