Le président français et le Premier ministre belge avaient proclamé leur volonté commune de relancer la défense européenne. Le Premier ministre belge avait même parlé, fin août dernier, d'un " momentum unique ", allusion à l'électrochoc provoqué par le Bre...

Le président français et le Premier ministre belge avaient proclamé leur volonté commune de relancer la défense européenne. Le Premier ministre belge avait même parlé, fin août dernier, d'un " momentum unique ", allusion à l'électrochoc provoqué par le Brexit et la présidence de Donald Trump. Mais voilà : dans la compétition qui doit conduire l'acquisition, par la Belgique, de 34 nouveaux avions de combat, seuls subsistent le F-35 américain et le Typhoon britannique, deux offres peu en phase avec la nouvelle donne géopolitique. Dès lors, des voix, au MR, plaident pour la prise en compte de la proposition française de " partenariat stratégique " fondé sur le Rafale. Surtout, Paris propose aux Belges de s'impliquer dans le développement d'un avion de combat européen de nouvelle génération, envisagé par la France et l'Allemagne à l'horizon 2040. Une participation avec, à la clé, des retombées industrielles majeures pour la Belgique, surtout la Wallonie. Le gouvernement peut-il sortir du cadre prévu par son appel d'offres, comme le suggère le député MR Richard Miller ? Cette perspective a fait sortir de ses gonds Steven Vandeput, le ministre N-VA de la Défense, pour qui la France s'est mise juridiquement hors jeu en ne répondant pas dans les formes à la Belgique.