Expliquant l'actuelle désillusion de nombreux magistrats par des arguments comme la discutable circulaire du ministre de la Justice du mois de décembre dernier, l'absence de services d'appui promis, le dirigisme d'une administration trop envahissante et on en passe, M. Franeau a exposé que "dans ce contexte de grande déception, après consultation de la plupart de mes collègues, je peux vous annoncer que si demain la régionalisation de la justice était à l'ordre du jour, elle ne ferait pas peur aux magistrats.

En donnant aux Régions une réelle et complète autonomie de décision dans le financement et la gestion des juridictions, le pouvoir politique verra que les magistrats sauront prendre, à cet égard, toutes leurs responsabilités".

A Bruxelles, la sensibilité diffère. Le premier président de la Cour de cassation, Ghislain Londers, a exprimé le même jour son inquiétude : une régionalisation de la Justice "ne doit pas être une fin en soi mais un moyen d'améliorer son fonctionnement", mais il redoute qu'une réforme "se fasse au détriment des institutions judiciaires elles-mêmes".

R.P.

Expliquant l'actuelle désillusion de nombreux magistrats par des arguments comme la discutable circulaire du ministre de la Justice du mois de décembre dernier, l'absence de services d'appui promis, le dirigisme d'une administration trop envahissante et on en passe, M. Franeau a exposé que "dans ce contexte de grande déception, après consultation de la plupart de mes collègues, je peux vous annoncer que si demain la régionalisation de la justice était à l'ordre du jour, elle ne ferait pas peur aux magistrats. En donnant aux Régions une réelle et complète autonomie de décision dans le financement et la gestion des juridictions, le pouvoir politique verra que les magistrats sauront prendre, à cet égard, toutes leurs responsabilités". A Bruxelles, la sensibilité diffère. Le premier président de la Cour de cassation, Ghislain Londers, a exprimé le même jour son inquiétude : une régionalisation de la Justice "ne doit pas être une fin en soi mais un moyen d'améliorer son fonctionnement", mais il redoute qu'une réforme "se fasse au détriment des institutions judiciaires elles-mêmes". R.P.