Pendant quatre semaines, les mesures seront plus strictes, notamment pour les écoles, les commerces et métiers de contact.

Avant même la fin de la conférence de presse, le président du MR George-Louis Bouchez évoque un triple échec. "Ce nouveau lockdown est bien évidemment un triple échec. Il est aussi regrettable que le fardeau pèse essentiellement sur la Belgique qui travaille", tweete-t-il. La réponse du virologue Marc Van Ranst (KuLeuven) ne s'est pas fait attendre, lui rappelant que le MR fait bien partie de ce gouvernement: "Il est du devoir de l'opposition de s'opposer doit avoir pensé le président du MR", tweete le scientifique.

Gilles Vanden Burre, chef du groupe Ecolo-Groen au Parlement fédéral, pointe lui aussi le tweet de Georges-Louis Bouchez. "Ces décisions ont été prises collectivement et les flinguer a posteriori quand on y a participé n'est ni responsable ni à la hauteur des enjeux", estime-t-il.

"N'oubliez pas que le silence a sa propre éloquence, n'en ayez pas peur ...", renchérit Zakia Khattabli, la ministre du Climat.

Intervenant dans un débat en commission de l'Intérieur, le député Hervé Rigot (PS) s'en est pris aux "cavaliers fous" dont les tweets sapent l'adhésion de la population. "Je dis stop", a-t-il ajouté.

Pour François Desmet, président de Défi, les mesures sont "tardives, mais hélas nécessaires, sous peine de voir les soins intensifs débordés". Il souligne toutefois qu'elles doivent être confirmées par le Parlement et couplées à une accélération de la vaccination et d'un testing et tracing efficaces.

Sans surprise, Tom Van Grieken, le président du Vlaams Belang fustige les nouvelles mesures et ce qu'il appelle la mauvaise politique de la coalition Vivaldi. Mardi, il avait déjà diffusé une vidéo où il critiquait le gouvernement qui selon lui accuse la population de la détérioration de la situation épidémiologique alors qu'il est inefficace.

Maxime Prévot, président du cdH, déplore lui aussi les mesures "douloureuses" ainsi que la gestion des autorités.

"Ikea est ouvert et les écoles sont fermées"

Interrogé par le quotidien De Standaard, le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts ne cache pas sa vive déception. Il tenait en effet absolument à garder les écoles ouvertes. "Je suis fier que le gouvernement flamand soit resté sur ses positions. Mais à mon regret, j'étais finalement le seul. Je ne comprends pas qu'on touche aux enfants pour garder les commerces ouverts. Ikea est ouvert, et les écoles sont fermées. Ce n'est pas ma vision de la société", déplore-t-il.

"On considère les maternelles comme un service de garderie"

Par contre, la CGSP-Enseignementqualifie de "scandaleuse" la décision du Comité de concertation de laisser les écoles maternelles ouvertes, alors que les cours en présentiel sont complètement suspendus jusqu'après Pâques pour le primaire et le secondaire.

"C'est scandaleux! Je ne comprends pas que l'on ait décidé que les maternelles resteront ouvertes alors que c'est là qu'il y a le plus de dangers de contamination. C'est en maternelle que les contacts sont les plus étroits!", réagit Joseph Thonon, président de la CGSP-Enseignement. "En fait, cela montre qu'on considère vraiment les maternelles comme un service de garderie!"

Un impact bénéfique

Herman Goossens, microbiologiste à l'Université d'Anvers, salue les nouvelles mesures. "Si la population suit ces mesures pendant quatre semaines,elles auront certainement un impact sur les chiffres. La fermeture des écoles primaires, secondaires et supérieures une semaine avant les vacances de Pâques aura certainement un impact sur les infections. De même, la limitation des réunions en plein air de dix à quatre personnes aura un impact sur nos contacts et certainement sur le déroulement de la troisième vague."

Pas d'alternative

Interrogé sur VTM, le virologue Marc Van Ranst (KuLeuven) comprends que les gens soient fatigués, mais explique que "nous n'avons pas le choix". "Nous sommes dans une épidémie où il y a plus d'hospitalisations et nous devons les faire baisser. C'est difficile, mais il n'y a pas d'alternative", déclare-t-il.

80% des étudiants en détresse psychologique

La décision du Comité de concertation de suspendre les cours en présentiel de tous les niveaux d'enseignement, y compris supérieur, du 29 mars au 2 avril, inquiète la Fédération des étudiants francophones. "Quatre-vingts pour cent des étudiants nous disent être en détresse psychologique en raison de l'énorme manque de contact social. On est donc très inquiets pour nos étudiants aujourd'hui, qui doivent retourner en distanciel", déplore la présidente de la FEF, Chems Mabrouk. À cette détresse psychologique s'ajoute le décrochage scolaire, qui s'élève à 60% selon les données de la fédération. "Cette décision va laisser des séquelles", ajoute-t-elle.

Pendant quatre semaines, les mesures seront plus strictes, notamment pour les écoles, les commerces et métiers de contact.Avant même la fin de la conférence de presse, le président du MR George-Louis Bouchez évoque un triple échec. "Ce nouveau lockdown est bien évidemment un triple échec. Il est aussi regrettable que le fardeau pèse essentiellement sur la Belgique qui travaille", tweete-t-il. La réponse du virologue Marc Van Ranst (KuLeuven) ne s'est pas fait attendre, lui rappelant que le MR fait bien partie de ce gouvernement: "Il est du devoir de l'opposition de s'opposer doit avoir pensé le président du MR", tweete le scientifique.Gilles Vanden Burre, chef du groupe Ecolo-Groen au Parlement fédéral, pointe lui aussi le tweet de Georges-Louis Bouchez. "Ces décisions ont été prises collectivement et les flinguer a posteriori quand on y a participé n'est ni responsable ni à la hauteur des enjeux", estime-t-il. "N'oubliez pas que le silence a sa propre éloquence, n'en ayez pas peur ...", renchérit Zakia Khattabli, la ministre du Climat.Intervenant dans un débat en commission de l'Intérieur, le député Hervé Rigot (PS) s'en est pris aux "cavaliers fous" dont les tweets sapent l'adhésion de la population. "Je dis stop", a-t-il ajouté.Pour François Desmet, président de Défi, les mesures sont "tardives, mais hélas nécessaires, sous peine de voir les soins intensifs débordés". Il souligne toutefois qu'elles doivent être confirmées par le Parlement et couplées à une accélération de la vaccination et d'un testing et tracing efficaces. Sans surprise, Tom Van Grieken, le président du Vlaams Belang fustige les nouvelles mesures et ce qu'il appelle la mauvaise politique de la coalition Vivaldi. Mardi, il avait déjà diffusé une vidéo où il critiquait le gouvernement qui selon lui accuse la population de la détérioration de la situation épidémiologique alors qu'il est inefficace. Maxime Prévot, président du cdH, déplore lui aussi les mesures "douloureuses" ainsi que la gestion des autorités."Ikea est ouvert et les écoles sont fermées" Interrogé par le quotidien De Standaard, le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts ne cache pas sa vive déception. Il tenait en effet absolument à garder les écoles ouvertes. "Je suis fier que le gouvernement flamand soit resté sur ses positions. Mais à mon regret, j'étais finalement le seul. Je ne comprends pas qu'on touche aux enfants pour garder les commerces ouverts. Ikea est ouvert, et les écoles sont fermées. Ce n'est pas ma vision de la société", déplore-t-il."On considère les maternelles comme un service de garderie" Par contre, la CGSP-Enseignementqualifie de "scandaleuse" la décision du Comité de concertation de laisser les écoles maternelles ouvertes, alors que les cours en présentiel sont complètement suspendus jusqu'après Pâques pour le primaire et le secondaire."C'est scandaleux! Je ne comprends pas que l'on ait décidé que les maternelles resteront ouvertes alors que c'est là qu'il y a le plus de dangers de contamination. C'est en maternelle que les contacts sont les plus étroits!", réagit Joseph Thonon, président de la CGSP-Enseignement. "En fait, cela montre qu'on considère vraiment les maternelles comme un service de garderie!"Un impact bénéfique Herman Goossens, microbiologiste à l'Université d'Anvers, salue les nouvelles mesures. "Si la population suit ces mesures pendant quatre semaines,elles auront certainement un impact sur les chiffres. La fermeture des écoles primaires, secondaires et supérieures une semaine avant les vacances de Pâques aura certainement un impact sur les infections. De même, la limitation des réunions en plein air de dix à quatre personnes aura un impact sur nos contacts et certainement sur le déroulement de la troisième vague."Pas d'alternative Interrogé sur VTM, le virologue Marc Van Ranst (KuLeuven) comprends que les gens soient fatigués, mais explique que "nous n'avons pas le choix". "Nous sommes dans une épidémie où il y a plus d'hospitalisations et nous devons les faire baisser. C'est difficile, mais il n'y a pas d'alternative", déclare-t-il.80% des étudiants en détresse psychologique La décision du Comité de concertation de suspendre les cours en présentiel de tous les niveaux d'enseignement, y compris supérieur, du 29 mars au 2 avril, inquiète la Fédération des étudiants francophones. "Quatre-vingts pour cent des étudiants nous disent être en détresse psychologique en raison de l'énorme manque de contact social. On est donc très inquiets pour nos étudiants aujourd'hui, qui doivent retourner en distanciel", déplore la présidente de la FEF, Chems Mabrouk. À cette détresse psychologique s'ajoute le décrochage scolaire, qui s'élève à 60% selon les données de la fédération. "Cette décision va laisser des séquelles", ajoute-t-elle.