Le PTB élira son président le 5 décembre lors d'un congrès statutaire. La candidature de "Raoul" n'est pas une surprise. Par sa gouaille et son talent de tribun, le Liégeois a largement contribué à faire du PTB le parti politique montant dans la partie francophone du pays. Comme d'autres figures du PTB, Raoul Hedebouw est l'un des "princes rouges" du parti. Son père Hubert, psychologue limbourgeois parti travailler en usine, a participé à la fondation d'AMADA (Alle Machten Aan De Arbeiders), ancêtre du parti.

Licencié en botanique de l'Université de Liège, ce passionné d'ornithologie participe en 1996 aux grèves étudiantes contre les plans du gouvernement de la Communauté française de l'époque. Il fait également une apparition remarquée un an plus tard durant la marche multicolore pour l'emploi organisée à Clabecq aux côtés du syndicaliste Roberto D'Orazio.

En 2012, Raoul Hedebouw décroche son premier mandat électoral en devenant conseiller communal à Liège. Aux élections législatives de 2014, il est l'un des deux élus du PTB à la Chambre aux côtés de Marco Van Hees. Il s'impose rapidement comme l'une des voix de l'opposition au gouvernement Michel. Les vidéos des interventions de ce parfait bilingue largement diffusées par le parti d'extrême gauche sur les réseaux sociaux connaissent un franc succès et assoient sa notoriété au sud du pays. Énergique, éloquent, à la fois comique et grave, il a le verbe cinglant et le sens de la formule. Le succès du PTB bouleverse l'échiquier politique francophone. Sa figure de proue essuie une série de critiques: héraut de la classe laborieuse pour les uns, populiste et démagogue pour les autres.

En 2019, il est réélu à la Chambre dans un mouvement qui porte 12 députés dans l'assemblée. Il en devient le chef de groupe. Le style de ses interventions ne change guère -pour ses détracteurs, elles se muent en "shows" à destination des réseaux sociaux- mais le néerlandais y est plus présent, signe sans doute d'un parti communiste qui lorgne les électeurs du nord du pays. Parti fondé en Flandre et dont bon nombre de cadres et même d'élus wallons sont flamands, le PTB vit ce paradoxe de connaître son succès au sud du pays, dans des bastions dominés jusqu'à présent par le PS.

Raoul Hedebouw est porte-parole du PTB. Fidèle aux méthodes de son parti, il s'affiche dans les grandes manifestations syndicales. Au parlement, il porte la voix des marxistes surtout dans les matières liées à l'emploi. Il doit aussi répondre des ambiguïtés du parti d'origine maoïste dans certains dossiers, par exemple celui de la minorité ouïghoure en Chine.

En devenant président, le Liégeois aux origines limbourgeoises aura la tâche de poursuivre l'essor d'un parti commencé sous la direction de Peter Mertens. Si le succès est celui que prédisent les sondages, une question existentielle devra être résolue, celle de la participation au pouvoir dont le PTB se tient jusqu'à présent soigneusement éloigné.

Le PTB élira son président le 5 décembre lors d'un congrès statutaire. La candidature de "Raoul" n'est pas une surprise. Par sa gouaille et son talent de tribun, le Liégeois a largement contribué à faire du PTB le parti politique montant dans la partie francophone du pays. Comme d'autres figures du PTB, Raoul Hedebouw est l'un des "princes rouges" du parti. Son père Hubert, psychologue limbourgeois parti travailler en usine, a participé à la fondation d'AMADA (Alle Machten Aan De Arbeiders), ancêtre du parti. Licencié en botanique de l'Université de Liège, ce passionné d'ornithologie participe en 1996 aux grèves étudiantes contre les plans du gouvernement de la Communauté française de l'époque. Il fait également une apparition remarquée un an plus tard durant la marche multicolore pour l'emploi organisée à Clabecq aux côtés du syndicaliste Roberto D'Orazio. En 2012, Raoul Hedebouw décroche son premier mandat électoral en devenant conseiller communal à Liège. Aux élections législatives de 2014, il est l'un des deux élus du PTB à la Chambre aux côtés de Marco Van Hees. Il s'impose rapidement comme l'une des voix de l'opposition au gouvernement Michel. Les vidéos des interventions de ce parfait bilingue largement diffusées par le parti d'extrême gauche sur les réseaux sociaux connaissent un franc succès et assoient sa notoriété au sud du pays. Énergique, éloquent, à la fois comique et grave, il a le verbe cinglant et le sens de la formule. Le succès du PTB bouleverse l'échiquier politique francophone. Sa figure de proue essuie une série de critiques: héraut de la classe laborieuse pour les uns, populiste et démagogue pour les autres. En 2019, il est réélu à la Chambre dans un mouvement qui porte 12 députés dans l'assemblée. Il en devient le chef de groupe. Le style de ses interventions ne change guère -pour ses détracteurs, elles se muent en "shows" à destination des réseaux sociaux- mais le néerlandais y est plus présent, signe sans doute d'un parti communiste qui lorgne les électeurs du nord du pays. Parti fondé en Flandre et dont bon nombre de cadres et même d'élus wallons sont flamands, le PTB vit ce paradoxe de connaître son succès au sud du pays, dans des bastions dominés jusqu'à présent par le PS. Raoul Hedebouw est porte-parole du PTB. Fidèle aux méthodes de son parti, il s'affiche dans les grandes manifestations syndicales. Au parlement, il porte la voix des marxistes surtout dans les matières liées à l'emploi. Il doit aussi répondre des ambiguïtés du parti d'origine maoïste dans certains dossiers, par exemple celui de la minorité ouïghoure en Chine. En devenant président, le Liégeois aux origines limbourgeoises aura la tâche de poursuivre l'essor d'un parti commencé sous la direction de Peter Mertens. Si le succès est celui que prédisent les sondages, une question existentielle devra être résolue, celle de la participation au pouvoir dont le PTB se tient jusqu'à présent soigneusement éloigné.