Dans cette optique, les usagers aussi bien occasionnels (vacanciers, touristes, ...) qu'habituels seront sondés jusqu'au 30 septembre. Ceux-ci seront invités à remplir un formulaire et à le remettre en main propre à la personne qui leur aura donné, ou à le transmettre à la CSC-Transcom ou Navetteurs.be par mail ou par courrier postal.

Le syndicat chrétien et l'association cherchent ainsi à savoir si les voyageurs préfèrent le service des agents commerciaux au guichet, le self-service aux automates ou les canaux digitaux. Cela leur permettra en outre d'estimer si l'achat des billets via les applications, la vente sur internet ou l'automate doivent venir en complément du guichet ou à la place de celui-ci.

"La direction tente de justifier ses choix en disant que c'est à la demande des voyageurs: ils opteraient pour la vente digitale (automate et internet) et non plus pour un service personnalisé. Elle déclare se baser sur des chiffres montrant une hausse de l'utilisation des canaux de distribution digitaux et/ou des automates", soulignent la CSC-Transcom et Navetteurs.be, qui s'interrogent sur les données en question.

"Nous n'avons jamais vu la moindre enquête qui démontrerait que ce sont les voyageurs eux-mêmes qui demandent la fermeture des guichets ou la réduction de leurs heures d'ouverture et qui prouverait que les voyageurs préfèrent utiliser les automates et internet plutôt que d'acheter leur billet au guichet de la gare", pointe Gianni Tabbone, président de Navetteurs.be. "Au contraire, c'est la direction elle-même qui impose ce changement de comportement des voyageurs, notamment en venant chercher les voyageurs dans les files des guichets et en les envoyant vers les automates."

"A force de supprimer l'offre de vente, la SNCB prend le risque de supprimer la demande et de détruire ainsi l'offre de transport public, alors que celle-ci n'a jamais été aussi importante au regard des défis climatiques", ajoute de son côté Marianne Lerouge, responsable générale chemins de fer à la CSC-Transcom.

Par ailleurs, l'association et le syndicat estiment que la diminution de la présence du personnel SNCB en gare a également pour conséquence l'augmentation du sentiment d'insécurité.