"Je crois vraiment aux chances que l'on reçoit ici. Je les ai saisies, et c'est là-dessus que nous devons insister", a réagi Demir, qui a prêté serment devant le roi Philippe ce vendredi matin.

Pour le président de la N-VA, Bart De Wever, Demir est la plus apte à relayer le discours de la N-VA sur l'Égalité des Chances. "Notre discours que les gens reçoivent des chances, mais qu'ils doivent les saisir", a précisé De Wever. "Si l'économie décolle, tout le monde décolle, c'est le discours que nous devons tenir. La discrimination existe, mais nous ne devons pas nous enfermer dans une culture de victimes. Une grande majorité du parti s'accorde à dire qu'en 2,5 ans Zuhal Demir peut délivrer ce message de manière crédible."

Âgée de 36 ans, l'avocate Zuhal Demir siège depuis 2010 à la Chambre, où elle se spécialise en emploi. Elle était également présidente du district à Anvers, mais l'année dernière elle a déménagé à Genk dans le Limbourg.

Demir ne souhaite pas encore se prononcer sur son éventuelle candidature au maïorat de Genk. "D'abord et avant tout, je vais me consacrer pleinement à ma fonction de Secrétaire d'État." De Wever souligne que Demir a déménagé pour des raisons familiales, et non politiques.

Lien avec le Mouvement flamand

Troisième d'une famille de cinq enfants, Zuhal Demir grandit dans une famille turco-kurde à Genk. Ses parents immigrent en Belgique dans les années 1970 et son père travaille dans les mines. Lors de sa prestation de serment, elle portait le foulard de mineur de son père autour de son poignet.

Elle étudie le droit à Louvain, avant de faire une année de spécialisation en droit du travail à Bruxelles. Elle entame sa carrière dans un bureau d'avocats à Anvers, où elle a mis sa spécialité en pratique.

Demir explique que son lien avec le Mouvement flamand vient de ses racines turco-kurdes. C'est Jan Jambon, actuellement vice-premier ministre, qui lui demande d'entrer à la N-VA. Au début, elle se focalise sur l'emploi et le droit du travail. Son opposition à une proposition de loi visant à obliger les entreprises cotées en bourse d'intégrer au moins 40% de femmes dans leur conseil d'administration est très remarquée. Elle plaide en faveur d'une politique familiale équilibrée, selon elle une meilleure façon d'aider les femmes compétentes à accéder aux postes qu'elles méritent.

Aux élections locales de 2012, Demir est tête de liste pour le district d'Anvers. Elle est élue et siège comme présidente du collège du district.

En 2014, Demir et dix autres politiques sont réélus pour la liste anversoise de la Chambre. Dès lors, elle se heurte régulièrement au ministre de l'Emploi Kris Peeters notamment sur la limitation des allocations dans le temps et des "mystery calls" contre la discrimination. En 2016, Peeters la traite de "la nouvelle Madame Non", par analogie avec Joëlle Milquet (cdH). Aujourd'hui, Zuhal Demir affirme toutefois que "Kris Peeters peut être un homme charmant".

Séance de photos sexy

Début 2015, Demir pose en tenue osée pour l'hebdomadaire flamand P-Magazine à la Chambre. La séance photo suscite la polémique. Le président de la Chambre Siegfried Bracke accepte le reportage, mais finit - en concertation avec les chefs de groupe - par établir des règles plus claires.

En octobre 2015, la nationaliste flamande se fait remarquer par son coup de gueule contre les syndicats, après une grève à Liège. Deux personnes décèdent dans l'agitation de l'action syndicale : une femme parce que sont chirurgien était coincé dans les embouteillages et un homme victime d'une crise cardiaque dans les bouchons. "J'en ai ras le bol des syndicats", déclare la jeune femme.

Fin 2015, Zuhal Demir décide de retourner à Genk, une ville où la N-VA est moins plébiscitée. La députée dit avoir pris cette décision pour assister ses frères et soeurs dans les soins à apporter à leur mère.

Pas de sympathie pour le PKK kurde

Fin 2016, Demir fait l'objet de menaces. Elle déclare à Canvas n'avoir aucune sympathie pour le mouvement de sécession kurde PKK, mais une chaîne d'informations turque sort l'interview de son contexte et présente Demir comme une adepte du PKK. L'homme qui l'a menacée sur les réseaux sociaux est condamné à six mois de prison avec sursis.

Belga/CB

"Je crois vraiment aux chances que l'on reçoit ici. Je les ai saisies, et c'est là-dessus que nous devons insister", a réagi Demir, qui a prêté serment devant le roi Philippe ce vendredi matin. Pour le président de la N-VA, Bart De Wever, Demir est la plus apte à relayer le discours de la N-VA sur l'Égalité des Chances. "Notre discours que les gens reçoivent des chances, mais qu'ils doivent les saisir", a précisé De Wever. "Si l'économie décolle, tout le monde décolle, c'est le discours que nous devons tenir. La discrimination existe, mais nous ne devons pas nous enfermer dans une culture de victimes. Une grande majorité du parti s'accorde à dire qu'en 2,5 ans Zuhal Demir peut délivrer ce message de manière crédible."Âgée de 36 ans, l'avocate Zuhal Demir siège depuis 2010 à la Chambre, où elle se spécialise en emploi. Elle était également présidente du district à Anvers, mais l'année dernière elle a déménagé à Genk dans le Limbourg. Demir ne souhaite pas encore se prononcer sur son éventuelle candidature au maïorat de Genk. "D'abord et avant tout, je vais me consacrer pleinement à ma fonction de Secrétaire d'État." De Wever souligne que Demir a déménagé pour des raisons familiales, et non politiques. Lien avec le Mouvement flamand Troisième d'une famille de cinq enfants, Zuhal Demir grandit dans une famille turco-kurde à Genk. Ses parents immigrent en Belgique dans les années 1970 et son père travaille dans les mines. Lors de sa prestation de serment, elle portait le foulard de mineur de son père autour de son poignet. Elle étudie le droit à Louvain, avant de faire une année de spécialisation en droit du travail à Bruxelles. Elle entame sa carrière dans un bureau d'avocats à Anvers, où elle a mis sa spécialité en pratique. Demir explique que son lien avec le Mouvement flamand vient de ses racines turco-kurdes. C'est Jan Jambon, actuellement vice-premier ministre, qui lui demande d'entrer à la N-VA. Au début, elle se focalise sur l'emploi et le droit du travail. Son opposition à une proposition de loi visant à obliger les entreprises cotées en bourse d'intégrer au moins 40% de femmes dans leur conseil d'administration est très remarquée. Elle plaide en faveur d'une politique familiale équilibrée, selon elle une meilleure façon d'aider les femmes compétentes à accéder aux postes qu'elles méritent.Aux élections locales de 2012, Demir est tête de liste pour le district d'Anvers. Elle est élue et siège comme présidente du collège du district.En 2014, Demir et dix autres politiques sont réélus pour la liste anversoise de la Chambre. Dès lors, elle se heurte régulièrement au ministre de l'Emploi Kris Peeters notamment sur la limitation des allocations dans le temps et des "mystery calls" contre la discrimination. En 2016, Peeters la traite de "la nouvelle Madame Non", par analogie avec Joëlle Milquet (cdH). Aujourd'hui, Zuhal Demir affirme toutefois que "Kris Peeters peut être un homme charmant". Séance de photos sexy Début 2015, Demir pose en tenue osée pour l'hebdomadaire flamand P-Magazine à la Chambre. La séance photo suscite la polémique. Le président de la Chambre Siegfried Bracke accepte le reportage, mais finit - en concertation avec les chefs de groupe - par établir des règles plus claires. En octobre 2015, la nationaliste flamande se fait remarquer par son coup de gueule contre les syndicats, après une grève à Liège. Deux personnes décèdent dans l'agitation de l'action syndicale : une femme parce que sont chirurgien était coincé dans les embouteillages et un homme victime d'une crise cardiaque dans les bouchons. "J'en ai ras le bol des syndicats", déclare la jeune femme. Fin 2015, Zuhal Demir décide de retourner à Genk, une ville où la N-VA est moins plébiscitée. La députée dit avoir pris cette décision pour assister ses frères et soeurs dans les soins à apporter à leur mère. Pas de sympathie pour le PKK kurde Fin 2016, Demir fait l'objet de menaces. Elle déclare à Canvas n'avoir aucune sympathie pour le mouvement de sécession kurde PKK, mais une chaîne d'informations turque sort l'interview de son contexte et présente Demir comme une adepte du PKK. L'homme qui l'a menacée sur les réseaux sociaux est condamné à six mois de prison avec sursis. Belga/CB