Le phénomène de viol "en tournante" n'est pas neuf. On en comptait plus de 250 par an entre 2009 et 2012. En 2017, 212 viols collectifs ont été enregistrés comme tels dans les statistiques policières de criminalité. Tous les arrondissements sont touchés: l'an passé on en a dénombré 39 dans la Région de Bruxelles-Capitale, 28 à Charleroi, 26 à Liège, six à Namur, cinq dans le Brabant wallon, cinq dans le Luxembourg et un à Eupen. La tendance est la même en 2018: 106 faits pour lesquels une plainte a été déposée au cours des six premiers mois. Cela représente une moyenne de quatre viols collectifs déclarés par semaine en Belgique.

Mais ces chiffres policiers ne reflètent pas nécessairement la réalité. "On a pour habitude de dire que seules 10 à 15% des victimes font la démarche de porter plainte", indique dans les titres Sudpresse Virginie Baÿ, coordinatrice du Centre de prise en charge des violences sexuelles au CHU Liège.

Dans un récent cas à Chaudfontaine visant une victime mineure, les suspects sont passés aux aveux. Cinq mineurs ont été placés en Institution publique de protection de la jeunesse (IPPJ), dans un service fermé. Deux jeunes de 18 ans sont sous mandat d'arrêt.