"Cette année inédite a ouvert de nouvelles aspirations chez nos concitoyens: cette crise sera l'occasion de reconstruire notre société sur des bases libérales." Voici les premiers mots de la note qui présentent le "libre débat" organisé ce dimanche 13 septembre par le MR. Virtuellement, épidémie de coronavirus oblige, mais emmené par le président Georges-Louis Bouchez, assisté pour ses conclusions par la Première ministre, Sophie Wilmès, ainsi que par l'homologue de l'Open VLD, Egbert Lachaert, si sa santé le permet depuis sa contamination par le coronavirus.
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"Cette année inédite a ouvert de nouvelles aspirations chez nos concitoyens: cette crise sera l'occasion de reconstruire notre société sur des bases libérales." Voici les premiers mots de la note qui présentent le "libre débat" organisé ce dimanche 13 septembre par le MR. Virtuellement, épidémie de coronavirus oblige, mais emmené par le président Georges-Louis Bouchez, assisté pour ses conclusions par la Première ministre, Sophie Wilmès, ainsi que par l'homologue de l'Open VLD, Egbert Lachaert, si sa santé le permet depuis sa contamination par le coronavirus.L'ambition de Georges-Louis Bouchez depuis son accession à la présidence, l'automne dernier, consiste à reprofiler le MR sur ses bases historiquement libérales, quitte à utiliser des discours et des moyens qui polarisent le débat public. Mais le jeune homme aborde aussi des thèmes avec l'intention de provoquer le débat ou d'abattre les cloisons. Dimanche, ce "libre débat" sera organisé toute la journée sur Fabecook, Youtube, ainsi qu'une plateforme permettant le vote. Cette digitalisation dépoussière les universités d'antan et la journée s'organisera à la façon d'une émission télévisée. Du spectacle. Sur le fond, l'heure est à "l'ouverture à la diversité des modes de pensée politiques et philosophiques". Quatre thèmes sont sur la table. Le premier est typiquement libéral et ne surprend guère en ce qu'il figure parmi les priorités du MR à chaque participation au pouvoir: la fiscalité. Il sera question d'une simplification des régimes fiscaux et d'une diminution de la fiscalité sur le travail, compensée par la taxation sur d'autres revenus. Avec ce constat: "La Belgique est dans la fourchette basse de la taxation environnementale". Le rapprochement avec les écologistes est à lire entre de nombreuses lignes.L'aspect social vient ensuite sous la forme d'une réflexion portée depuis des années par le président libéral sur l'allocation universelle. Question: "Notre modèle social doit-il mettre en place un mécanisme global et systématique qui garantirait à toute personne dans le besoin des revenus suffisants pour ses besoins de base (se nourri, se loger)?". L'idée, dans l'air du temps, peut toutefois se décliner de plusieurs manières et, s'il s'agit d'une porte ouverte à gauche, certains modèles sont nettement moins généreux en ce qu'ils peuvent s'accompagner d'une diminution des allocations habituelles.Le troisième thème concerne l'enseignement et revient sur les résultats désastreux de la Belgique dans les classements internationaux. "Faut-il revoir les rythmes scolaires? Les cycles?". Enfin, le quatrième axe concerne le climat et s'interroge: "Et si le progrès technologique pouvait nous aider à résoudre le casse-tête environnemental?". Ouverture à Ecolo, là encore, même si la ligne verte... va bien au-delà de cette considération technologique.Pour discuter de tout cela, les libéraux seront entre eux, mais ils invitent aussi "des représentants de la FGTB, d'Ecolo, des penseurs socialistes, des acteurs du monde de l'entreprise ou des universitaires". Parmi ceux-ci, Thierry Geerts (Google Belgique), Ibrahim Ouassari (Molengeek), Mohssin El Ghabri (Ecolo), Estelle Ceulemans (FGTB Bruxelles)...Tout cela a un petit parfum de campagne électorale. Cela a aussi les couleurs bleue, rouge et verte de la Vivaldi. Peut-être pour ménager les deux fers au feu.