Jambon estime que la couverture vaccinale trop faible en Wallonie et à Bruxelles empêche la Flandre d'assouplir les mesures sanitaires. "J'espère surtout que la Wallonie et Bruxelles font des efforts pour augmenter le taux de vaccination et contrer ce scepticisme à l'égard des vaccins qui vient surtout de la France. Aujourd'hui, la Flandre est assez loin dans la vaccination, et on pourrait instaurer quelques assouplissements sans prendre de risque, mais on ne va pas le faire, parce que nous ne sommes pas assez loin en Belgique francophone", explique-t-il à la VRT.
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Jambon estime que la couverture vaccinale trop faible en Wallonie et à Bruxelles empêche la Flandre d'assouplir les mesures sanitaires. "J'espère surtout que la Wallonie et Bruxelles font des efforts pour augmenter le taux de vaccination et contrer ce scepticisme à l'égard des vaccins qui vient surtout de la France. Aujourd'hui, la Flandre est assez loin dans la vaccination, et on pourrait instaurer quelques assouplissements sans prendre de risque, mais on ne va pas le faire, parce que nous ne sommes pas assez loin en Belgique francophone", explique-t-il à la VRT.Aujourd'hui, 29,9% de la population adulte flamande a reçu la première dose du vaccin, contre 28,8% des Wallons, et 22,5% des Bruxellois. Cet écart serait dû à une adhésion à la vaccination moins élevée dans la capitale et au sud du pays. Cet écart est particulièrement frappant au niveau des personnes âgées : 92,5% des Flamands de plus de 85 ans ont reçu une première dose du vaccin, contre seulement 73,6% des Wallons du même âge et de 70,4% des Bruxellois. Dans la tranche d'âge 75-84 ans, 95,1% des habitants du nord du pays se sont vu injecter une première dose du vaccin, contre 78,6% des Wallons et 70,4% des Bruxellois.Deux fois plus d'efforts "C'est vrai qu'on doit faire deux fois plus d'efforts qu'eux, car les Flamands, quand on leur dit d'aller se faire vacciner, ils y vont. Les Wallons pas et les Bruxellois encore moins", admet la ministre wallonne de la Santé Christie Morreale (PS) sur les ondes de RTL-TVI. Ce manque d'adhésion inquiète les spécialistes, car pour atteindre l'immunité collective et espérer reprendre une vie normale, il faut atteindre une couverture vaccinale de 70%, et même de 80% à 90% selon certains spécialistes. Morreale annonce une nouvelle campagne d'information de grande ampleur pour ce lundi, car "il n'y a aucune raison qu'on n'atteigne pas ces 80% d'ici le 8 mai".L'idée d'assoupissements plus prononcés dans certaines régions du pays apparaît aussi en creux dans une interview du ministre flamand de la Santé Wouter Beke (CD&V). Dans le Standaard de ce week-end, ce dernier dit comprendre que la situation soit plus compliquée pour les francophones sur qui plane l'ombre des campagnes anti-vax françaises. "Mais les Flamands ne doivent pas en être les victimes. Nous avons fait nos devoirs et nous méritons quelque chose en retour", ajoute-t-il.L'idée d'assouplissements différents en fonction de la couverture vaccinale ne semble guère enthousiasmer les francophones. Face aux déclarations "matamoresques" de Jan Jambon, Collignon affirme que "la Wallonie est première concernant le taux de la 2e dose". Il rappelle qu'il y a peu de temps encore, "la Flandre ne voulait pas de certains reconfinements, mais finalement les chiffres de la pandémie l'ont rattrapée".Pour le président du MR Georges-Louis Bouchez, interrogé sur LN24, "communautariser la crise sanitaire est assez lamentable". "Notre pays est tellement petit, il y a une telle densité de population" qu'il faut essayer de garder les mêmes règles sur l'ensemble du territoire. Édicter des règles différentes comme ça a été le cas pour le couvre-feu ne peut que "déboussoler nos concitoyens" et susciter la moquerie envers le politique.La course aux escargots Le réformateur considère que s'il devait y avoir des règles différentes, ce serait plutôt à l'échelle d'une ville ou d'une zone ciblée, mais pas par région. Il relativise aussi l'importance de l'écart de vaccination entre le nord et le sud du pays. "En fait, c'est la course des escargots, mais on ne peut pas dire que les différences vont du simple au double."Bouchez ne nie pas l'existence de difficultés concernant l'adhésion à la vaccination. "Il faut analyser cela groupe par groupe, cibler les publics où c'est plus compliqué et faire de la pédagogie et de l'éducation", préconise-t-il.François De Smet, président de Défi, admet que la plus faible adhésion vaccinale à Bruxelles et en Wallonie est "un vrai problème", mais fustige les déclarations de Jambon. "En faisant flèche de tout bois dans cette crise sanitaire, le nationalisme confirme que le repli sur soi et l'égoïsme sont ses seuls projets. Lamentable", tweete-t-il. Avec Belga