"Si nécessaire jusqu'à la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH)" de Strasbourg (France) et "à la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE)" de Luxembourg, a-t-il affirmé lors de l'émission Terzake de la VRT-télévision.

La Cour suprême espagnole a condamné lundi neuf des douze catalans jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne à des peines allant de 9 à 13 ans de prison pour sédition et détournement de fonds publics. Elle a également émis un nouveau mandat d'arrêt européen et international contre l'ancien président régional catalan Carles Puigdemont pour la tentative de sécession de 2017. Ce dernier réside depuis lors en Belgique. Son avocat a souligné lundi soir que ce mandat d'arrêt tombait sous le coup d'une procédure européenne, qui permet à un juge - et non au pouvoir politique - d'autoriser une éventuelle extradition du dirigeant indépendantiste vers l'Espagne. Me Bekaert a justifié sa volonté de s'opposer à ce mandat pour plusieurs raisons, dont les peines "hors de proportion" infligées aux séparatistes catalans, mais aussi tout le déroulement de leur procès.

"Les droits de la défense n'ont pas été respectés. Si Puigdemont retourne à Madrid, le même sort lui sera réservé" a-t-il souligné.