Carles Puigdemont, toujours exilé en Belgique, s'était battu pour pouvoir occuper son siège de député européen, pour lequel il a été élu en 2019, et obtenir l'immunité parlementaire qui l'accompagne. L'ancien président catalan est poursuivi par la justice espagnole pour son rôle dans la déclaration unilatérale d'indépendance de la région en octobre 2017.

Son combat va reprendre. Le Parlement européen a levé, par un vote à bulletin secret dont le résultat a été annoncé mardi matin, l'immunité parlementaire des indépendantistes catalans Carles Puigdemont, Toni Comín et Clara Ponsatí, ouvrant la voie à la poursuite de l'examen de leur extradition réclamée par l'Espagne pour leur participation au referendum d'indépendance de la région mené en 2017.

"On a gagné la bataille politique"

Les trois levées d'immunité ont été adoptées par plus de 400 voix pour, près de 350 contre et une quarantaine d'abstentions. Carles Puigdemont et Toni Comín se sont exilés en Belgique, tandis que Clara Ponsatí réside actuellement en Écosse.

Interview dans l'émission La faute à l'Europe, Carles Puigdemont dit avoir "gagné la bataille politique". "Près de 42% de membres du parlement européen n'ont pas voté pour la levée de l'immunité, se félicite-t-il. C'est pas mal. On a perdu la bataille parlementaire, mais on a gagné la bataille politique."

Dans l'immédiat, cette décision risque de restreindre la liberté de mouvement de Carles Puigdemont, qui s'est rendu à plusieurs reprises en France, à la frontière avec l'Espagne, depuis qu'il avait obtenu l'immunité parlementaire européenne.

La jutice belge sollicitée

Cette levée de l'immunité des eurodéputés ouvre la voie à un nouvel examen par la justice belge des demandes d'extradition émises par l'Espagne à l'encontre de MM. Puigdemont et Comin. Ces deux hommes vivent en Belgique depuis 2017 pour échapper aux poursuites espagnoles.

Pour Mme Ponsati, les autorités judiciaires d'Ecosse, où elle vivait, avaient également suspendu cet examen, dans l'attente de la décision des eurodéputés.

Une récente décision de la justice belge a toutefois de quoi rassurer les indépendantistes. La Cour d'appel de Bruxelles a refusé en janvier d'exécuter un mandat d'arrêt européen visant un autre ancien ministre régional indépendantiste, Lluis Puig, mettant en avant un "risque sérieux de violation" de son "droit à un procès équitable" en Espagne.

N-VA: "Un jour noir"

Les nationalistes flamands de la N-VA ont déjà exprimé leur soutien à Carles Puigdemont, le député fédéral The Francken postant notamment des photos en compagnie de celui qui est devenu un symbole indépendantiste et le drapeau catalan.

Bart De Wever, président de la N-VA, parle quant à lui de "jour noir pour la liberté dans l'Union européenne" en précisant que les députés de son parti ont voté contre cette levée de l'immunité parlementaire.

Carles Puigdemont, toujours exilé en Belgique, s'était battu pour pouvoir occuper son siège de député européen, pour lequel il a été élu en 2019, et obtenir l'immunité parlementaire qui l'accompagne. L'ancien président catalan est poursuivi par la justice espagnole pour son rôle dans la déclaration unilatérale d'indépendance de la région en octobre 2017.Son combat va reprendre. Le Parlement européen a levé, par un vote à bulletin secret dont le résultat a été annoncé mardi matin, l'immunité parlementaire des indépendantistes catalans Carles Puigdemont, Toni Comín et Clara Ponsatí, ouvrant la voie à la poursuite de l'examen de leur extradition réclamée par l'Espagne pour leur participation au referendum d'indépendance de la région mené en 2017.Les trois levées d'immunité ont été adoptées par plus de 400 voix pour, près de 350 contre et une quarantaine d'abstentions. Carles Puigdemont et Toni Comín se sont exilés en Belgique, tandis que Clara Ponsatí réside actuellement en Écosse.Interview dans l'émission La faute à l'Europe, Carles Puigdemont dit avoir "gagné la bataille politique". "Près de 42% de membres du parlement européen n'ont pas voté pour la levée de l'immunité, se félicite-t-il. C'est pas mal. On a perdu la bataille parlementaire, mais on a gagné la bataille politique."Dans l'immédiat, cette décision risque de restreindre la liberté de mouvement de Carles Puigdemont, qui s'est rendu à plusieurs reprises en France, à la frontière avec l'Espagne, depuis qu'il avait obtenu l'immunité parlementaire européenne.Cette levée de l'immunité des eurodéputés ouvre la voie à un nouvel examen par la justice belge des demandes d'extradition émises par l'Espagne à l'encontre de MM. Puigdemont et Comin. Ces deux hommes vivent en Belgique depuis 2017 pour échapper aux poursuites espagnoles.Pour Mme Ponsati, les autorités judiciaires d'Ecosse, où elle vivait, avaient également suspendu cet examen, dans l'attente de la décision des eurodéputés.Une récente décision de la justice belge a toutefois de quoi rassurer les indépendantistes. La Cour d'appel de Bruxelles a refusé en janvier d'exécuter un mandat d'arrêt européen visant un autre ancien ministre régional indépendantiste, Lluis Puig, mettant en avant un "risque sérieux de violation" de son "droit à un procès équitable" en Espagne.Les nationalistes flamands de la N-VA ont déjà exprimé leur soutien à Carles Puigdemont, le député fédéral The Francken postant notamment des photos en compagnie de celui qui est devenu un symbole indépendantiste et le drapeau catalan.Bart De Wever, président de la N-VA, parle quant à lui de "jour noir pour la liberté dans l'Union européenne" en précisant que les députés de son parti ont voté contre cette levée de l'immunité parlementaire.