"Il ne faut pas être naïf dans le jeu entre majorité et opposition. La confiance est érodée. Nous voulons un timing ramassé pour faire la lumière et aller au fond des choses. L'opposition, elle, veut faire durer les choses pour mettre en difficulté le gouvernement", a exposé M. Collignon.

La commission d'enquête, dotée de plusieurs pouvoirs d'un juge d'instruction, vise à la recherche d'une responsabilité individuelle sur le plan pénal. "Est-ce le rôle du parlement aujourd'hui ? Nous ne sommes pas des magistrats instructeurs ni des censeurs, et le risque existe d'une intromission dans l'information judiciaire" ouverte par le ministère public, ajoute le socialiste.

Dimitri Fourny ajoute que la dernière commission d'enquête au parlement wallon, instaurée en 1994 sur le scandale des déchets, s'était éternisée et n'avait été que "peu efficace" en raison des problèmes juridiques soulevés ou des contraintes dues au respect des droits de la défense, etc.

A l'inverse, la commission spéciale pourrait entamer des auditions dès la semaine prochaine et "enclencher une dynamique positive". Et "si ça coince, on peut toujours changer les choses" et passer à une commission d'enquête.

PS et cdH rappellent les mesures déjà annoncées la semaine dernière par le gouvernement, qui s'est engagé à ce que le parlement ait le dernier mot. "Inutile de décider ce qui l'a déjà été", relève M. Collignon. Il affirme que la commission spéciale dispose de suffisamment d'armes pour aller au bout des choses. "Les responsables publics viendront", assure-t-il.

Le texte PS-cdH envisage un rapport dans les deux mois, sans s'enfermer toutefois dans des échéances si une prolongation s'avère nécessaire.

En plénière, après les votes sur l'urgence de prendre les propositions de résolution en considération, le président du parlement wallon André Antoine a suspendu la séance pour convoquer le Bureau élargi.

Si une commission spéciale devait être décidée au terme de la journée, la présidence reviendrait à un PS, en respect de la clé D'Hondt, selon M. Collignon.

"Il ne faut pas être naïf dans le jeu entre majorité et opposition. La confiance est érodée. Nous voulons un timing ramassé pour faire la lumière et aller au fond des choses. L'opposition, elle, veut faire durer les choses pour mettre en difficulté le gouvernement", a exposé M. Collignon. La commission d'enquête, dotée de plusieurs pouvoirs d'un juge d'instruction, vise à la recherche d'une responsabilité individuelle sur le plan pénal. "Est-ce le rôle du parlement aujourd'hui ? Nous ne sommes pas des magistrats instructeurs ni des censeurs, et le risque existe d'une intromission dans l'information judiciaire" ouverte par le ministère public, ajoute le socialiste. Dimitri Fourny ajoute que la dernière commission d'enquête au parlement wallon, instaurée en 1994 sur le scandale des déchets, s'était éternisée et n'avait été que "peu efficace" en raison des problèmes juridiques soulevés ou des contraintes dues au respect des droits de la défense, etc. A l'inverse, la commission spéciale pourrait entamer des auditions dès la semaine prochaine et "enclencher une dynamique positive". Et "si ça coince, on peut toujours changer les choses" et passer à une commission d'enquête. PS et cdH rappellent les mesures déjà annoncées la semaine dernière par le gouvernement, qui s'est engagé à ce que le parlement ait le dernier mot. "Inutile de décider ce qui l'a déjà été", relève M. Collignon. Il affirme que la commission spéciale dispose de suffisamment d'armes pour aller au bout des choses. "Les responsables publics viendront", assure-t-il. Le texte PS-cdH envisage un rapport dans les deux mois, sans s'enfermer toutefois dans des échéances si une prolongation s'avère nécessaire. En plénière, après les votes sur l'urgence de prendre les propositions de résolution en considération, le président du parlement wallon André Antoine a suspendu la séance pour convoquer le Bureau élargi. Si une commission spéciale devait être décidée au terme de la journée, la présidence reviendrait à un PS, en respect de la clé D'Hondt, selon M. Collignon.