"On a essayé de déplacer le centre de gravité de la responsabilité de Liège vers Namur", a affirmé le député-bourgmestre de Thuin, qui a démissionné de son mandat à la mi-janvier pour préserver "la sérénité du gouvernement", après avoir été fragilisé par des critiques sur un manque d'initiative vis-à-vis du groupe liégeois et sur la composition de son cabinet.

"Ce qui a le don de m'énerver, c'est cette phrase qui revient tout le temps, de dire 'tout le monde savait'. C'est vrai, mais seulement chez les responsables politiques d'un certain niveau à Liège. A vous de décider qui", a lancé aux députés M. Furlan, répétant qu'il n'avait jamais été alerté des dysfonctionnements. Il dédouane aussi les présidents de parti, en renvoyant aux fédérations provinciales. "Évidemment, la dernière personne à avertir, c'était le contrôleur. Celui qui viendrait me dire 'on va faire une petite entourloupe, on te demande de la baliser', c'est mal me connaître."

Furlan n'a pas souvenir d'avoir approuvé le modèle Publifin-Nethys comme l'a dit Moreau

L'ex-ministre wallon de l'Énergie et des Pouvoirs locaux Paul Furlan a dit vendredi, devant la commission d'enquête Publifin, ne pas avoir souvenir d'avoir donné son aval à Stéphane Moreau sur le modèle de structure Publifin-Nethys, comme ce dernier l'avait affirmé devant les commissaires.

L'administrateur délégué de Nethys, Stéphane Moreau, avait affirmé le 10 mars aux députés que le nouveau schéma de son groupe - une structure par étages, avec le holding Publifin actionnaire public, la s.a. Finanpart destinée à accueillir d'autres partenaires publics tels que Brutélé et enfin Nethys, société privée industrielle - avait été soumise et approuvée par les ministres wallons de l'Économie Jean-Claude Marcourt et des Pouvoirs locaux Paul Furlan. Nombre d'observateurs voient cette structure comme une énième manière de contourner les règles de gouvernance publique.

"Le dossier le plus important que j'aie eu à gérer avec Stéphane Moreau était d'essayer de rapprocher les gestionnaires de réseau de distribution wallons pour n'en avoir qu'un seul", a indiqué M. Furlan à Jean-Luc Crucke (MR) qui l'interrogeait sur ce point. "On avait une méthode de travail, mais je n'ai pas eu l'occasion d'arriver au bout".

Quant à une rencontre, "à quelle date?", a demandé Paul Furlan. "Je n'en ai pas souvenir, et je n'ai d'ailleurs pas la capacité d'engager le gouvernement. Si M. Moreau peut fournir un p-v de cette rencontre, je vous ferai mes plus plates excuses, mais je n'ai pas le sentiment que ce document puisse exister. Ores voulait développer ce type de modèle, et je m'y suis opposé. Je ne pense pas que ce soit le bon".

"On a essayé de déplacer le centre de gravité de la responsabilité de Liège vers Namur", a affirmé le député-bourgmestre de Thuin, qui a démissionné de son mandat à la mi-janvier pour préserver "la sérénité du gouvernement", après avoir été fragilisé par des critiques sur un manque d'initiative vis-à-vis du groupe liégeois et sur la composition de son cabinet."Ce qui a le don de m'énerver, c'est cette phrase qui revient tout le temps, de dire 'tout le monde savait'. C'est vrai, mais seulement chez les responsables politiques d'un certain niveau à Liège. A vous de décider qui", a lancé aux députés M. Furlan, répétant qu'il n'avait jamais été alerté des dysfonctionnements. Il dédouane aussi les présidents de parti, en renvoyant aux fédérations provinciales. "Évidemment, la dernière personne à avertir, c'était le contrôleur. Celui qui viendrait me dire 'on va faire une petite entourloupe, on te demande de la baliser', c'est mal me connaître."L'ex-ministre wallon de l'Énergie et des Pouvoirs locaux Paul Furlan a dit vendredi, devant la commission d'enquête Publifin, ne pas avoir souvenir d'avoir donné son aval à Stéphane Moreau sur le modèle de structure Publifin-Nethys, comme ce dernier l'avait affirmé devant les commissaires.L'administrateur délégué de Nethys, Stéphane Moreau, avait affirmé le 10 mars aux députés que le nouveau schéma de son groupe - une structure par étages, avec le holding Publifin actionnaire public, la s.a. Finanpart destinée à accueillir d'autres partenaires publics tels que Brutélé et enfin Nethys, société privée industrielle - avait été soumise et approuvée par les ministres wallons de l'Économie Jean-Claude Marcourt et des Pouvoirs locaux Paul Furlan. Nombre d'observateurs voient cette structure comme une énième manière de contourner les règles de gouvernance publique. "Le dossier le plus important que j'aie eu à gérer avec Stéphane Moreau était d'essayer de rapprocher les gestionnaires de réseau de distribution wallons pour n'en avoir qu'un seul", a indiqué M. Furlan à Jean-Luc Crucke (MR) qui l'interrogeait sur ce point. "On avait une méthode de travail, mais je n'ai pas eu l'occasion d'arriver au bout".Quant à une rencontre, "à quelle date?", a demandé Paul Furlan. "Je n'en ai pas souvenir, et je n'ai d'ailleurs pas la capacité d'engager le gouvernement. Si M. Moreau peut fournir un p-v de cette rencontre, je vous ferai mes plus plates excuses, mais je n'ai pas le sentiment que ce document puisse exister. Ores voulait développer ce type de modèle, et je m'y suis opposé. Je ne pense pas que ce soit le bon".