Cela pourrait s'appeler " le syndrome Ruddy Warnier ". C'était le plus jeune à siéger au parlement wallon, en 2014. Sauf que l'élu PTB ne s'attendait pas vraiment à l'être et que, durant cette législature écoulée, il s'est surtout distingué par ses absences et son peu d'activité. La faute à des problèmes de santé... même si une enquête du magazine Médor, publiée en 2017, avait aussi révélé qu'il arrivait à l'intéressé de s'adonner à quelques travaux manuels à domicile pendant que ses collègues parlementaires bossaient à L'Elysette. Cela pourrait aussi s'appeler " maladie de jeunesse " : un " nouveau " parti ...

Cela pourrait s'appeler " le syndrome Ruddy Warnier ". C'était le plus jeune à siéger au parlement wallon, en 2014. Sauf que l'élu PTB ne s'attendait pas vraiment à l'être et que, durant cette législature écoulée, il s'est surtout distingué par ses absences et son peu d'activité. La faute à des problèmes de santé... même si une enquête du magazine Médor, publiée en 2017, avait aussi révélé qu'il arrivait à l'intéressé de s'adonner à quelques travaux manuels à domicile pendant que ses collègues parlementaires bossaient à L'Elysette. Cela pourrait aussi s'appeler " maladie de jeunesse " : un " nouveau " parti doit constituer ses listes en puisant dans un vivier de recrutement limité. Les erreurs de casting ou les déceptions sont difficilement évitables, surtout lorsqu'on grandit très vite. Serait pas étonnant que le syndrome survienne un jour au Vlaams Belang, tiens ! Au PTB, il s'est à nouveau manifesté à la suite des élections communales d'octobre dernier. Trois élus à Bruxelles-Ville ont démissionné, se déclarant déçus du fonctionnement interne du parti. Un autre avait été forcé de se retirer à Namur, après s'être rendu coupable d'insultes sexistes. " Ce ne sont que quelques cas sur 150 élus aux communales ", justifie le porte-parole francophone du parti, Germain Mugemangango. Cette fois, au fédéral, dans les trois Régions et en Europe (puisqu'un siège européen a pour la première fois été décroché), ce seront 42 élus francophones et néerlandophones qui siègeront, contre huit en 2014. Novices, pour la plupart. Alors, on ne sait jamais, le parti d'extrême gauche a quand même prévu deux, trois trucs, au cas où ça tournerait court pour certains. A commencer par avoir " relevé le niveau d'exigence ", selon Germain Mugemangango. Les listes restreintes par rapport aux communales, la sélection a pu être plus pointilleuse. " Ceux qui sont partis, à Bruxelles, étaient en fait déçus de ne pas avoir obtenu de place sur la liste des régionales, parce qu'ils avaient fait un bon score. Mais, pour nous, ce n'est pas ça qui doit primer, c'est la compétence. " Quand bien même, pour figurer sur les listes, les pétébistes doivent signer un document marquant leur accord à l'égard de principes internes. Du style : rétrocéder entièrement ses éventuels jetons de présence, mais aussi s'engager à quitter le parti en cas de démission, et à ne pas siéger comme indépendant. " Car nous estimons que le mandat appartient aux électeurs, qui ont exprimé un choix philosophique, et donc au parti. " Un engagement surtout moral car, légalement, rien n'empêche de renier cette signature et de conserver le mandat. S'il fallait vraiment remplacer un élu défaillant, le PTB a prévu le coup au niveau des premiers suppléants. Des apparatchiks, pour la plupart. Michaël Verbauwhede à l'Europe (rédacteur en chef du magazine Solidaire), Damien Robert (président de la section liégeoise) et Charlie Le Paige (ancien président du Comac, le mouvement de jeunes) à la Chambre, Anne Delespaul (médecin " du peuple ") pour le PVDA à la Chambre... Des fidèles. Juste au cas où...