"Si la N-VA appelle le PS à parler de confédéralisme au fédéral, c'est 'un niet absolu'. C'est clair. Nous n'en voulons pas au PS, car c'est l'éclatement du pays, de la sécurité sociale", poursuit-elle. "Je lis dans la presse que la pression monte sur le PS. Alors qu'en fait, c'est fou comme c'est la N-VA, plutôt, qui change de discours constamment. Avant les élections, il n'était pas question de parler au PS. Maintenant, c'est à peine s'ils ne pleurent pas pour qu'on vienne autour de la table."

Quant aux pistes de solutions pour éviter un blocage, "il y a des possibilités de former un gouvernement sans la N-VA ou sans le PS", répond Laurette Onkelinx. "Que les informateurs cherchent. Qu'ils fassent une feuille de route avec une esquisse d'accord de gouvernement et, de là, qu'ils déterminent qui veut venir. Il y aura peut-être des surprises."

L'ancienne ministre s'exprime également sur la formation d'un gouvernement en Flandre. "La coalition suédoise (N-VA, Open Vld et CD&V) en cours de négociation, sous la houlette du formateur Jan Jambon, n'est pas étonnante", estime-t-elle. "Il est normal que la N-VA aille chercher les partenaires les plus à droite possible, comme nous, au niveau bruxellois ou wallon, avons cherché les partenaires les plus progressistes."