Si l'électricité et le gaz constituent les principaux moteurs de l'inflation actuelle, d'autres biens connaissent de fortes hausses de prix cette année.
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Si l'électricité et le gaz constituent les principaux moteurs de l'inflation actuelle, d'autres biens connaissent de fortes hausses de prix cette année. C'est notamment le cas des produits alimentaires, dont les prix mondiaux ont augmenté de 33% en août par rapport au même mois de 2020, revenant ainsi au sommet déjà enregistré en mai dernier. Les céréales, le café, les fruits, le sucre et les huiles végétales ont particulièrement contribué à cette hausse des prix alimentaires, comme le montrent les données de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Par ailleurs, les prix des emballages ont, eux aussi, progressé en 2021, de l'ordre de 30 à 40%, selon une enquête d'Emballages Magazine. Or, ceux-ci représenterait 15 à 20% des prix de revient des produits dans le secteur alimentaire. D'où la perspective d'une hausse généralisée des prix dans les rayons des magasins dans les mois à venir. Economiste au Bureau fédéral du plan, Ludovic Dobbelaere pointe, pour sa part, la pénurie persistante de matériaux semi-conducteurs. "Elle pose notamment problème pour la production de véhicules. Il n'est pas exclu que l'on assiste à une hausse des prix aussi bien des nouvelles voitures que sur le marché de l'occasion. Le matériel informatique pourrait également être concerné, mais cette catégorie de produit connaît en règle générale des baisses de prix constantes." En septembre, les prix du diesel et de l'essence ont, eux aussi, augmenté, respectivement de 20% et de 16% sur base annuelle. Enfin, les ménages peuvent s'attendre à une hausse de 5 à 20% du prix des jouets, affectés par la hausse fulgurante du coût du transport de conteneurs en provenance de Chine, où de nombreux composants sont fabriqués.