Alain Mathot devait répondre devant le tribunal correctionnel de Liège de faits de corruption passive, de faux, de blanchiment, d'abus de biens sociaux et d'infractions aux enchères publiques. L'ex-député-bourgmestre de Seraing était suspecté d'avoir commis ces faits dans le cadre de la construction de l'incinérateur de déchets Uvelia à Herstal. La procédure à son encontre a duré 13 ans.

L'ex-député-bourgmestre de Seraing n'avait pas été jugé en même temps que les autres protagonistes du dossier car son immunité parlementaire n'avait pas été levée. Lors des débats, il avait contesté les accusations formulées contre lui et avait réclamé son acquittement.

Il a uniquement été déclaré coupable de fraude fiscale dans le cadre d'un dossier annexe, relatif au non-paiement de la TVA sur des travaux de rénovation réalisés à son domicile. Pour cette unique prévention, il a bénéficié de la suspension du prononcé pour une durée de trois ans.

Dans son jugement, le tribunal a analysé les éléments relatifs aux voyages effectués par Alain Mathot. Sur base d'un examen de la téléphonie, de réservations d'hôtels et d'utilisation de cartes de banque, le tribunal n'a pas pu objectiver l'existence de rencontres entre Alain Mathot et Philippe Leroy, l'accusateur qui prétend lui avoir remis des enveloppes pour un montant de plus de 700.000 euros. "Il faudrait établir entre 10 et 14 rencontres à Paris. Mais l'analyse ne permet pas d'acquérir la certitude d'une seule rencontre. Le dossier ne permet pas de démontrer un enrichissement personnel d'Alain Mathot pour un montant de 700.000 euros. Les charges découlant des déclarations de Philippe Leroy ne constituent pas un faisceau de présomptions graves, précises et concordantes permettant de retenir qu'Alain Mathot a reçu des fonds de Philippe Leroy", relève le jugement.

Alain Mathot a donc bénéficié d'un acquittement pour tous les faits principaux. Il a par contre été reconnu coupable d'avoir commis une fraude fiscale en ne payant pas la TVA pour un montant de 4.800 euros dans le cadre de travaux de rénovation de sa maison.

Jeudi en fin de journée, la magistrate responsable des relations avec la presse, Catherine Collignon, a confirmé la décision du parquet de faire appel du jugement. Alain Mathot sera donc rejugé devant la cour d'appel de Liège.

Alain Mathot devait répondre devant le tribunal correctionnel de Liège de faits de corruption passive, de faux, de blanchiment, d'abus de biens sociaux et d'infractions aux enchères publiques. L'ex-député-bourgmestre de Seraing était suspecté d'avoir commis ces faits dans le cadre de la construction de l'incinérateur de déchets Uvelia à Herstal. La procédure à son encontre a duré 13 ans. L'ex-député-bourgmestre de Seraing n'avait pas été jugé en même temps que les autres protagonistes du dossier car son immunité parlementaire n'avait pas été levée. Lors des débats, il avait contesté les accusations formulées contre lui et avait réclamé son acquittement.Il a uniquement été déclaré coupable de fraude fiscale dans le cadre d'un dossier annexe, relatif au non-paiement de la TVA sur des travaux de rénovation réalisés à son domicile. Pour cette unique prévention, il a bénéficié de la suspension du prononcé pour une durée de trois ans. Dans son jugement, le tribunal a analysé les éléments relatifs aux voyages effectués par Alain Mathot. Sur base d'un examen de la téléphonie, de réservations d'hôtels et d'utilisation de cartes de banque, le tribunal n'a pas pu objectiver l'existence de rencontres entre Alain Mathot et Philippe Leroy, l'accusateur qui prétend lui avoir remis des enveloppes pour un montant de plus de 700.000 euros. "Il faudrait établir entre 10 et 14 rencontres à Paris. Mais l'analyse ne permet pas d'acquérir la certitude d'une seule rencontre. Le dossier ne permet pas de démontrer un enrichissement personnel d'Alain Mathot pour un montant de 700.000 euros. Les charges découlant des déclarations de Philippe Leroy ne constituent pas un faisceau de présomptions graves, précises et concordantes permettant de retenir qu'Alain Mathot a reçu des fonds de Philippe Leroy", relève le jugement.Alain Mathot a donc bénéficié d'un acquittement pour tous les faits principaux. Il a par contre été reconnu coupable d'avoir commis une fraude fiscale en ne payant pas la TVA pour un montant de 4.800 euros dans le cadre de travaux de rénovation de sa maison.Jeudi en fin de journée, la magistrate responsable des relations avec la presse, Catherine Collignon, a confirmé la décision du parquet de faire appel du jugement. Alain Mathot sera donc rejugé devant la cour d'appel de Liège.