Pour répondre à la colère des syndicats, qui maintiennent un service de nuit dans plusieurs établissements depuis l'évasion avec prise d'otage de vendredi à Arlon, la ministre de la Justice a annoncé lundi lors d'une réunion l'achat de 130 portiques de sécurité afin de détecter les métaux sur les détenus. Déçus, les organisations syndicales ont décidé de maintenir le service de nuit au moins jusque mercredi.

"Il serait irresponsable de reconnaître aux moyens de sécurité passive une importance déterminante dans l'arsenal sécuritaire. Les acteurs du champ pénitentiaire pensent en effet que la qualité de la relation entre le détenu et l'agent participe d'une sécurité active, seule susceptible d'atténuer valablement, sinon de prévenir, l'occurrence de comportements agressifs dirigés contre les personnes", réagit-on.

Le masterplan prévoyant 1.500 places de prison supplémentaires ne constitue certainement pas la panacée à leurs yeux. "Jamais la construction de nouvelles cellules n'a constitué une réponse valable à opposer à la surpopulation", martèle l'association, qui voit les causes de celle-ci dans "la détention préventive, l'augmentation des taux de peines prononcées et l'allongement des durées de peines subies".

Pour qu'une politique pénitentiaire "claire, cohérente et concertée" puisse voir le jour, l'association réclame également la mise en place "d'un collège de directeurs expérimentés".

Le Vif.be, avec Belga

Pour répondre à la colère des syndicats, qui maintiennent un service de nuit dans plusieurs établissements depuis l'évasion avec prise d'otage de vendredi à Arlon, la ministre de la Justice a annoncé lundi lors d'une réunion l'achat de 130 portiques de sécurité afin de détecter les métaux sur les détenus. Déçus, les organisations syndicales ont décidé de maintenir le service de nuit au moins jusque mercredi. "Il serait irresponsable de reconnaître aux moyens de sécurité passive une importance déterminante dans l'arsenal sécuritaire. Les acteurs du champ pénitentiaire pensent en effet que la qualité de la relation entre le détenu et l'agent participe d'une sécurité active, seule susceptible d'atténuer valablement, sinon de prévenir, l'occurrence de comportements agressifs dirigés contre les personnes", réagit-on. Le masterplan prévoyant 1.500 places de prison supplémentaires ne constitue certainement pas la panacée à leurs yeux. "Jamais la construction de nouvelles cellules n'a constitué une réponse valable à opposer à la surpopulation", martèle l'association, qui voit les causes de celle-ci dans "la détention préventive, l'augmentation des taux de peines prononcées et l'allongement des durées de peines subies". Pour qu'une politique pénitentiaire "claire, cohérente et concertée" puisse voir le jour, l'association réclame également la mise en place "d'un collège de directeurs expérimentés". Le Vif.be, avec Belga