Les visites dans les prisons ont été limitées de manière stricte depuis le début de la crise du coronavirus, après avoir été interdites dans un premier temps. "Les visites dans d'autres lieux, comme les maisons de repos, sont pourtant désormais autorisées", s'insurge l'épouse d'un prisonnier et porte-parole des familles, Iris Greeven.

"Les prisonniers et leurs proches se sentent discriminés par rapport au reste de la société concernant leur droit à la vie privée et familiale. Dans ses nombreux discours, la Première ministre Sophie Wilmès n'a pas dit un mot sur leur situation ni exprimé un quelconque soutien depuis le début de la crise".

Privées de tout contact physique et confrontées au silence des autorités judiciaires, une cinquantaine de familles de détenus se sont réunies afin de déposer une plainte collective contre l'État belge pour violation des droits humains des détenus et de leurs familles.

Le Collectif de luttes anti-carcérales soutient l'action. "De nombreuses mesures ont été assouplies au cours des dernières semaines. Les contacts physiques sont par exemple à nouveau autorisés dans les centres de soins résidentiels", explique Iris Greeven. "Les maisons closes ont repris leurs activités. Mais nous ne pouvons pas toucher nos proches depuis le 13 mars."

Toutes les prisons ne sont pas soumises aux mêmes mesures, ce qui pose également problème aux familles. "Dans certaines prisons, il est possible de voir son partenaire trois fois par semaine, dans d'autres, comme à Hasselt, seulement une fois. La visite se déroule à une distance d'environ deux mètres, séparés par du plexiglas. Avoir une conversation est impossible."

Les visites dans les prisons ont été limitées de manière stricte depuis le début de la crise du coronavirus, après avoir été interdites dans un premier temps. "Les visites dans d'autres lieux, comme les maisons de repos, sont pourtant désormais autorisées", s'insurge l'épouse d'un prisonnier et porte-parole des familles, Iris Greeven. "Les prisonniers et leurs proches se sentent discriminés par rapport au reste de la société concernant leur droit à la vie privée et familiale. Dans ses nombreux discours, la Première ministre Sophie Wilmès n'a pas dit un mot sur leur situation ni exprimé un quelconque soutien depuis le début de la crise". Privées de tout contact physique et confrontées au silence des autorités judiciaires, une cinquantaine de familles de détenus se sont réunies afin de déposer une plainte collective contre l'État belge pour violation des droits humains des détenus et de leurs familles. Le Collectif de luttes anti-carcérales soutient l'action. "De nombreuses mesures ont été assouplies au cours des dernières semaines. Les contacts physiques sont par exemple à nouveau autorisés dans les centres de soins résidentiels", explique Iris Greeven. "Les maisons closes ont repris leurs activités. Mais nous ne pouvons pas toucher nos proches depuis le 13 mars." Toutes les prisons ne sont pas soumises aux mêmes mesures, ce qui pose également problème aux familles. "Dans certaines prisons, il est possible de voir son partenaire trois fois par semaine, dans d'autres, comme à Hasselt, seulement une fois. La visite se déroule à une distance d'environ deux mètres, séparés par du plexiglas. Avoir une conversation est impossible."