Les délégués syndicaux de la prison d'Andenne avaient souhaité rencontrer le ministre Stefaan De Clerck à la suite de la quadruple évasion de dimanche, mais ils en ressortent déçus, évoquant un "dialogue de sourds".

"Que ça soit pour avoir des agents techniques de garde le week-end ou des gants pour les fouilles, c'est toujours la même excuse: il n'y a pas d'argent. Or, la sécurité a un coût", explique un permanent syndical CGSP.

"Par exemple, concernant les gants de protection lors des fouilles, ils nous répondent qu'ils peuvent en mettre à disposition. Mais chaque agent devrait pouvoir en avoir et les mettre quand il estime qu'il en a besoin", poursuit-il. Le syndicaliste parle d'arguments "de bas étage". "A un moment, il fallait arrêter de tourner en rond", ajoute-t-il.

Le compte-rendu de la réunion de ce lundi sera présenté demain/mardi à 14h aux agents pénitentiaires de la prison d'Andenne. Jusque 14h, un service minimum est assuré à la prison, c'est-à-dire, ni douches, ni sorties préau, ni visites pour les détenus. Ce service minimum pourrait se poursuivre. "Je présenterai ce qu'on m'a proposé aujourd'hui aux travailleurs, c'est-à-dire pas grand chose et on verra bien comment ils réagiront", a conclu le syndicaliste.

Le seul des quatre détenus de la prison d'Andenne qui n'a pas été repris dimanche, Hamza Freha, était toujours en fuite ce lundi, à 19h30, d'après le parquet de Namur.

Levif.be, avec Belga

Les délégués syndicaux de la prison d'Andenne avaient souhaité rencontrer le ministre Stefaan De Clerck à la suite de la quadruple évasion de dimanche, mais ils en ressortent déçus, évoquant un "dialogue de sourds". "Que ça soit pour avoir des agents techniques de garde le week-end ou des gants pour les fouilles, c'est toujours la même excuse: il n'y a pas d'argent. Or, la sécurité a un coût", explique un permanent syndical CGSP. "Par exemple, concernant les gants de protection lors des fouilles, ils nous répondent qu'ils peuvent en mettre à disposition. Mais chaque agent devrait pouvoir en avoir et les mettre quand il estime qu'il en a besoin", poursuit-il. Le syndicaliste parle d'arguments "de bas étage". "A un moment, il fallait arrêter de tourner en rond", ajoute-t-il. Le compte-rendu de la réunion de ce lundi sera présenté demain/mardi à 14h aux agents pénitentiaires de la prison d'Andenne. Jusque 14h, un service minimum est assuré à la prison, c'est-à-dire, ni douches, ni sorties préau, ni visites pour les détenus. Ce service minimum pourrait se poursuivre. "Je présenterai ce qu'on m'a proposé aujourd'hui aux travailleurs, c'est-à-dire pas grand chose et on verra bien comment ils réagiront", a conclu le syndicaliste. Le seul des quatre détenus de la prison d'Andenne qui n'a pas été repris dimanche, Hamza Freha, était toujours en fuite ce lundi, à 19h30, d'après le parquet de Namur. Levif.be, avec Belga