Dix ans et une menace législative plus tard, les structures monomâles se font rares. Mais pas inexistantes. Le Vif a fait les comptes: en 2020, 19,1% des entreprises concernées ne possèdent pas un tiers de femmes dans leur CA. Contre 33,9% en 2017 et 79% en 201...

Dix ans et une menace législative plus tard, les structures monomâles se font rares. Mais pas inexistantes. Le Vif a fait les comptes: en 2020, 19,1% des entreprises concernées ne possèdent pas un tiers de femmes dans leur CA. Contre 33,9% en 2017 et 79% en 2014. Constante amélioration. Ce qui ne signifie pas à chaque fois que ces 19,1% enfreignent la "loi quotas": certaines ont fait récemment leur entrée sur Euronext et disposent d'un délai (six à huit ans selon leur taille) pour s'y conformer. "Les vrais récalcitrants sont rares", confirme Sandra Gobert, directrice de Guberna, l'institut des administrateurs, citant la proportion de 2,8%.Les vrais volontaires aussi sont rares. Car l'ambition de cette loi n'était pas de se contenter de 33,3%, mais de "viser un changement de mentalités", comme insistait à l'époque la députée Valérie Déom (PS). En termes plus concrets: imposer un minimum pour qu'ensuite les entreprises fassent d'elles-mêmes le pas vers la parité. C'est beau, l'espoir... Mais dans les faits, 59,6% font juste pile-poil ce qui est exigé. Pas une femme de trop. In fine, donc, seules 21,3% des sociétés font mieux que le tiers nécessaire. Parmi elles, à peine 6 (sur 136, soit 4,4%) sont parfaitement paritaires.