Ce chiffre s'élevait à seulement 12,6% au début de la pandémie, d'après cette enquête réalisée auprès de 10.148 personnes de mars 2020 à avril 2021.

Cet état de défiance n'est pas sans effet sur la gestion de la crise du Covid-19, puisque cela tend à faire augmenter le nombre de conspirationnistes et d'hésitants à la vaccination, complexifiant ainsi la tâche des autorités.

Les chercheurs à l'origine de cette étude ont dégagé deux profils types derrière cette poussée de méfiance : les personnes qui s'informent énormément via des sources différentes (les réseaux sociaux) et qui n'ont plus confiance dans les médias traditionnels, et les individus qui ne s'informent plus du tout.

Pour remédier à la situation, "il semble important de développer des stratégies de communication ciblées pour chaque groupe", analyse Grégoire Lits, professeur de communication à l'UCLouvain. Il s'agit, explique-t-il, "pour les personnes qui ne s'informent plus du tout, d'essayer de les atteindre de manière directe via les proches ou les professionnels de la santé, via le bouche-à-oreille, et pour les boulimiques de l'information de diffuser des messages en dehors des médias traditionnels, notamment sur YouTube par exemple".

Ce rapport est le deuxième du projet "CoviCom" qui vise à analyser le comportement et la vulnérabilité des Belges francophones face au flux massif d'informations vraies ou fausses concernant le Covid-19. La prochaine étape annoncée par les chercheurs sera d'essayer de comprendre les raisons qui se cachent derrière ce sentiment de défiance, via une enquête qualitative.

Ce chiffre s'élevait à seulement 12,6% au début de la pandémie, d'après cette enquête réalisée auprès de 10.148 personnes de mars 2020 à avril 2021.Cet état de défiance n'est pas sans effet sur la gestion de la crise du Covid-19, puisque cela tend à faire augmenter le nombre de conspirationnistes et d'hésitants à la vaccination, complexifiant ainsi la tâche des autorités. Les chercheurs à l'origine de cette étude ont dégagé deux profils types derrière cette poussée de méfiance : les personnes qui s'informent énormément via des sources différentes (les réseaux sociaux) et qui n'ont plus confiance dans les médias traditionnels, et les individus qui ne s'informent plus du tout. Pour remédier à la situation, "il semble important de développer des stratégies de communication ciblées pour chaque groupe", analyse Grégoire Lits, professeur de communication à l'UCLouvain. Il s'agit, explique-t-il, "pour les personnes qui ne s'informent plus du tout, d'essayer de les atteindre de manière directe via les proches ou les professionnels de la santé, via le bouche-à-oreille, et pour les boulimiques de l'information de diffuser des messages en dehors des médias traditionnels, notamment sur YouTube par exemple". Ce rapport est le deuxième du projet "CoviCom" qui vise à analyser le comportement et la vulnérabilité des Belges francophones face au flux massif d'informations vraies ou fausses concernant le Covid-19. La prochaine étape annoncée par les chercheurs sera d'essayer de comprendre les raisons qui se cachent derrière ce sentiment de défiance, via une enquête qualitative.