Le nombre de ministres testés positifs au coronavirus devient impressionnant. Au gouvernement wallon, la ministre libérale Valérie De Bue avait été la première contaminée, avant que tout l'exécutif ne soit mis en quarantaine et, désormais, que sa collègue socialiste Christie Morreale (en charge de la Santé...) ne soit, elle aussi déclarée, positive. Au gouvernement bruxellois, après le ministre Open VDL Sven Gatz, c'est le ministre-président Rudi Vervoort (PS) qui est concerné. Au gouvernement flamand, le cabinet de la ministre N-VA Zuhal Demir a été mis en quarantaine après qu'un collaborateur soit décédé du virus. Au fédéral, voilà le ...

Le nombre de ministres testés positifs au coronavirus devient impressionnant. Au gouvernement wallon, la ministre libérale Valérie De Bue avait été la première contaminée, avant que tout l'exécutif ne soit mis en quarantaine et, désormais, que sa collègue socialiste Christie Morreale (en charge de la Santé...) ne soit, elle aussi déclarée, positive. Au gouvernement bruxellois, après le ministre Open VDL Sven Gatz, c'est le ministre-président Rudi Vervoort (PS) qui est concerné. Au gouvernement flamand, le cabinet de la ministre N-VA Zuhal Demir a été mis en quarantaine après qu'un collaborateur soit décédé du virus. Au fédéral, voilà le secrétaire d'Etat Mathieu Michel contaminé...A ce rythme-là, ce sont l'ensemble des politiques qui pourraient être mis en quarantaine en vertu des principes de traçage mis au point pour gérer la crise. Le préformateur royal Egbert Lachaert, président de l'Open VLD, avait déjà été le premier politique à être testé positif, le 8 septembre. Avec la seconde vague en cours, les cas se multiplient. La politique est-elle devenue un métier à risque? Sans doute nos dirigeants sont-ils testés de façon plus systématique, reçoivent les tests plus rapidement et leur cas est immédiatement médiatisé. Mais cela n'explique pas tout...Les déplacements, les rencontres et les réunions se multiplient pour nos élus et ceci explique sans doute partiellement cela, même si le respect des règles de distanciation sociale est de mise... la plupart du temps. Par la force des choses, ils ont des missions importantes de représentations, ou des présences plus symboliques ou électoralistes, parfois. Ces dernières semaines, les négociations fédérales, les congrès de participation dans tous les partis présents au fédéral et les réunions de gouvernements en tous genres ont concentré les rapprochements entre eux. Les applications de type Zoom et le télétravail ont été abandonnés. Mathieu Michel a participé au moins au premier Conseil des ministres fédéral, mais c'était le 1er octobre avec des séparations de plexyglas. Selon le cabinet d'Alexander De Croo, aucun membre du gouvernement n'a eu de contact rapproché la semaine dernière avec Mathieu Michel.Le nouveau secrétaire d'Etat fédéral était également présent lors du long et houleux bureau du MR, lundi, son président garantissant qu'il a été organisé dans le respect des règles. Il n'empêche: cela crie, cela parle longuement, cela se frictionne, la politique est un milieu où cela postillonne, potentiellement, beaucoup. Toutes les réunions ne sont en outre pas toujours exemples de risques : les images des conseils de participation ont choqué les milieux culturels, même si les quotas en vigueur étaient paraît-il respects.Cette accumulation de cas, à l'heure où l'on demande à la société de nouveaux efforts, témoigne du fait que le virus est très actif dans notre pays. Il suscite bien sûr des messages de prompt rétablissement, mais aussi des remarques parfois caustiques sur le mauvais exemple donné par nos représentants. Le tout parfois avec des notes d'humour, quand on s'amuse de voir le secrétaire d'Etat à l'Agenda digital... atteint d'un virus.