Bouchez, qui aurait bien voulu former une coalition Vivaldi (composée de socialistes, de libéraux, d'écologistes et des chrétiens-démocrates flamands), se heurte au niet du CD&V qui refuse de lâcher la N-VA et privilégie une coalition dite bourguignonne ou jaune-violette (les nationalistes flamands, les socialistes et les libéraux).

Le refus du CD&V suscite l'incompréhension des partis francophones, et notamment d'Ecolo qui a accusé les chrétiens-démocrates de contribuer à la crise politique. Son président Jean-Marc Nollet estime, en effet, que la N-VA a intérêt à laisser pourrir la situation politique pour démanteler le pays.

Tentative de suicide

Le CD&V, comme l'écrit De Standaard, a réussi à décrocher le rôle très convoité de faiseur de rois. Il est persuadé que sans son soutien, une coalition arc-en-ciel sans la N-VA n'est pas viable, l'opposition de certains ténors de l'Open VLD, notamment le bourgmestre de Courtrai Vincent Van Quickenborne étant trop grande. Entrer dans une coalition arc-en-ciel et se retrouver face à une opposition constituée de la N-VA et au Vlaams Belang serait une "tentative de suicide".

"Nous devons continuer à essayer d'obtenir une majorité flamande au niveau fédéral", déclare ainsi la ministre flamande Hilde Crevits (CD&V) au Standaard. Les chrétiens-démocrates flamands souhaitent que le président de la N-VA Bart De Wever joue le rôle d'informateur, "car c'est le plus grand parti du pays". "Ce n'est pas à nous de dire qu'une coalition N-VA-PS va échouer. Ce n'est pas à un parti d'à peine douze sièges de prendre cette responsabilité", affirme un membre du CD&V.

Cependant, le parti ne ferme pas tout à fait la porte. "Si la N-VA affirme clairement qu'elle ne veut pas gouverner, c'est une autre histoire", déclarait Crevits au quotidien De Tijd, le week-end dernier. Dans ce cas-là, son parti pourrait tout de même dépanner une coalition arc-en-ciel.

Vérifier la sincérité de Bart De Wever

En Flandre, le CD&V n'est pas le seul parti à soutenir la N-VA. Comme l'écrit De Morgen, le sp.a souhaite également "vérifier" la sincérité de Bart De Wever. À la réception de Nouvel An de la N-VA, De Wever a en effet tendu la main aux socialistes, plaidant pour un relèvement des petites pensions. Sa tentative de rapprochement semble davantage convaincre le sp.a que les socialistes francophones pour qui un gouvernement avec la N-VA, qu'un "grand canyon" sépare du PS, n'est pas une option. L'ancien informateur Johan Vande Lanotte (sp.a) estime que les déclarations de Bart De Wever pourraient être "une ouverture importante".

Bouchez, qui aurait bien voulu former une coalition Vivaldi (composée de socialistes, de libéraux, d'écologistes et des chrétiens-démocrates flamands), se heurte au niet du CD&V qui refuse de lâcher la N-VA et privilégie une coalition dite bourguignonne ou jaune-violette (les nationalistes flamands, les socialistes et les libéraux). Le refus du CD&V suscite l'incompréhension des partis francophones, et notamment d'Ecolo qui a accusé les chrétiens-démocrates de contribuer à la crise politique. Son président Jean-Marc Nollet estime, en effet, que la N-VA a intérêt à laisser pourrir la situation politique pour démanteler le pays.Tentative de suicide Le CD&V, comme l'écrit De Standaard, a réussi à décrocher le rôle très convoité de faiseur de rois. Il est persuadé que sans son soutien, une coalition arc-en-ciel sans la N-VA n'est pas viable, l'opposition de certains ténors de l'Open VLD, notamment le bourgmestre de Courtrai Vincent Van Quickenborne étant trop grande. Entrer dans une coalition arc-en-ciel et se retrouver face à une opposition constituée de la N-VA et au Vlaams Belang serait une "tentative de suicide". "Nous devons continuer à essayer d'obtenir une majorité flamande au niveau fédéral", déclare ainsi la ministre flamande Hilde Crevits (CD&V) au Standaard. Les chrétiens-démocrates flamands souhaitent que le président de la N-VA Bart De Wever joue le rôle d'informateur, "car c'est le plus grand parti du pays". "Ce n'est pas à nous de dire qu'une coalition N-VA-PS va échouer. Ce n'est pas à un parti d'à peine douze sièges de prendre cette responsabilité", affirme un membre du CD&V. Cependant, le parti ne ferme pas tout à fait la porte. "Si la N-VA affirme clairement qu'elle ne veut pas gouverner, c'est une autre histoire", déclarait Crevits au quotidien De Tijd, le week-end dernier. Dans ce cas-là, son parti pourrait tout de même dépanner une coalition arc-en-ciel. Vérifier la sincérité de Bart De Wever En Flandre, le CD&V n'est pas le seul parti à soutenir la N-VA. Comme l'écrit De Morgen, le sp.a souhaite également "vérifier" la sincérité de Bart De Wever. À la réception de Nouvel An de la N-VA, De Wever a en effet tendu la main aux socialistes, plaidant pour un relèvement des petites pensions. Sa tentative de rapprochement semble davantage convaincre le sp.a que les socialistes francophones pour qui un gouvernement avec la N-VA, qu'un "grand canyon" sépare du PS, n'est pas une option. L'ancien informateur Johan Vande Lanotte (sp.a) estime que les déclarations de Bart De Wever pourraient être "une ouverture importante".