"Je me permets de rappeler au CD&V que cette Région existe et, qu'il n'y a pas si longtemps, le CD&V y avait même des ministres. Ce pays est constitué de trois Régions et trois Communautés. Parmi elles, il y a la Région bruxelloise, avec des partis francophones et néerlandophones, qui fonctionne bien", a souligné M. Close.

Le socialiste s'étonne de cette sortie du président du CD&V alors que l'un des siens, le vice-Premier ministre Koen Geens, a été chargé d'une mission par le Roi en vue de former un gouvernement fédéral.

Règlement de comptes au CD&V

"J'ai l'impression d'assister à un règlement de comptes au CD&V. Je me demande pourquoi Joachim Coens ne laisse pas travailler Koen Geens. M. Geens a reçu une mission difficile, ce n'est pas avec des déclarations provocantes pour une partie du pays que l'on va y arriver", a ajouté M. Close.

Interrogé dans "De Morgen", M. Coens a proposé d'entamer des discussions sur la base d'une coalition "miroir" qui rassemblerait les partis au gouvernement flamand, soit la N-VA, le CD&V et l'Open Vld, et les partis au gouvernement wallon, soit le PS, le MR et Ecolo.

"Pourquoi ne partirait-on pas des majorités qui sont déjà formées au niveau régional? On peut former un ensemble un gouvernement miroir. Ce serait une solution pour sortir de l'impasse. Pour le PS, ce n'est pas non plus illogique. Sous la législature précédente, ils devaient mener l'opposition au gouvernement fédéral depuis le gouvernement wallon. Cela n'a pas été une bonne expérience", a déclaré le président des chrétiens-démocrates.

Outre qu'elle allie le PS et la N-VA, ce qui paraît toujours impossible, cette formule se heurterait également aux écologistes francophones. Ecolo a dit dès le mois de juillet qu'il ne discuterait pas avec la N-VA. En outre, Ecolo et Groen ont fait le choix de monter ensemble dans un gouvernement fédéral ou de siéger ensemble dans l'opposition.

"Si Ecolo ne veut pas participer, parce qu'ils ne veulent pas parler avec la N-VA ou parce qu'ils ne veulent pas se séparer de Groen, nous pourrons alors le constater. Mais ce mécanisme permet au moins mettre les choses en mouvement", a-t-il encore dit.

De son côté, disant lui aussi s'étonner de la déclaration de Joachim Coens, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort a affirmé que l'"oubli inquiétant" de l'existence de la Région bruxelloise "de la part d'un ex-informateur achève de discréditer cette 'fausse bonne idée' qui ne réglait rien".

M. Vervoort en a appelé au respect de la réalité institutionnelle belge et de l'existence de la Région de Bruxelles-Capitale.

"Je me permets de rappeler au CD&V que cette Région existe et, qu'il n'y a pas si longtemps, le CD&V y avait même des ministres. Ce pays est constitué de trois Régions et trois Communautés. Parmi elles, il y a la Région bruxelloise, avec des partis francophones et néerlandophones, qui fonctionne bien", a souligné M. Close. Le socialiste s'étonne de cette sortie du président du CD&V alors que l'un des siens, le vice-Premier ministre Koen Geens, a été chargé d'une mission par le Roi en vue de former un gouvernement fédéral. Règlement de comptes au CD&V "J'ai l'impression d'assister à un règlement de comptes au CD&V. Je me demande pourquoi Joachim Coens ne laisse pas travailler Koen Geens. M. Geens a reçu une mission difficile, ce n'est pas avec des déclarations provocantes pour une partie du pays que l'on va y arriver", a ajouté M. Close. Interrogé dans "De Morgen", M. Coens a proposé d'entamer des discussions sur la base d'une coalition "miroir" qui rassemblerait les partis au gouvernement flamand, soit la N-VA, le CD&V et l'Open Vld, et les partis au gouvernement wallon, soit le PS, le MR et Ecolo. "Pourquoi ne partirait-on pas des majorités qui sont déjà formées au niveau régional? On peut former un ensemble un gouvernement miroir. Ce serait une solution pour sortir de l'impasse. Pour le PS, ce n'est pas non plus illogique. Sous la législature précédente, ils devaient mener l'opposition au gouvernement fédéral depuis le gouvernement wallon. Cela n'a pas été une bonne expérience", a déclaré le président des chrétiens-démocrates. Outre qu'elle allie le PS et la N-VA, ce qui paraît toujours impossible, cette formule se heurterait également aux écologistes francophones. Ecolo a dit dès le mois de juillet qu'il ne discuterait pas avec la N-VA. En outre, Ecolo et Groen ont fait le choix de monter ensemble dans un gouvernement fédéral ou de siéger ensemble dans l'opposition. "Si Ecolo ne veut pas participer, parce qu'ils ne veulent pas parler avec la N-VA ou parce qu'ils ne veulent pas se séparer de Groen, nous pourrons alors le constater. Mais ce mécanisme permet au moins mettre les choses en mouvement", a-t-il encore dit. De son côté, disant lui aussi s'étonner de la déclaration de Joachim Coens, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort a affirmé que l'"oubli inquiétant" de l'existence de la Région bruxelloise "de la part d'un ex-informateur achève de discréditer cette 'fausse bonne idée' qui ne réglait rien". M. Vervoort en a appelé au respect de la réalité institutionnelle belge et de l'existence de la Région de Bruxelles-Capitale.