Depuis leur désignation le 10 décembre, les deux présidents de parti ont eu des contacts - que ce soit de manière bilatérale ou multilatérale - avec les dix formations susceptibles de faire partie d'une coalition gouvernementale.

Ils ont dégagé cinq thèmes prioritaires sur lesquels des négociations peuvent avoir lieu: déficit budgétaire et fiscalité; politique sociale; emploi; climat et mobilité; justice, sécurité et immigration.

Les entretiens n'ont pas porté uniquement sur les priorités des uns et des autres mais également sur les formules de coalition. Jusqu'à présent, deux formules tenaient le haut du pavé: la bourguignonne (associant le PS, la N-VA et les libéraux) et l'arc-en-ciel (socialistes, libéraux, écologistes), éventuellement élargies au CD&V.

"Nous considérons qu'il est nécessaire de sortir de la dichotomie de ces deux formules", a souligné M. Bouchez.

D'après eux, elles présentent l'inconvénient de provoquer "une polarisation" du débat et d'obliger les formations politiques "à faire des concessions trop importantes à leurs yeux, soit à leur gauche, soit à leur droite".

Les informateurs veulent partir d'un "axe central". "La seule solution possible se situera au centre si on veut réunir une majorité parlementaire suffisante", a ajouté le libéral.

MM. Bouchez et Coens n'ont pas souhaité répondre aux questions des journalistes. Ils n'ont donc pas voulu dire si l'"axe central" était composé de leurs deux partis, même si cela paraît vraisemblable. L'ambition des deux partis semble être de constituer un socle de départ centriste qui permettrait à d'autres partis, de gauche ou de droite, de se joindre à eux. Il ne faut donc pas écarter la piste d'une coalition qui réunirait les socialistes, les libéraux, les écologistes et le CD&V. Il faut plutôt prendre un autre point de départ qui fait en sorte que le CD&V est à la base de la formule et non la pièce rapportée d'un "arc-en-ciel" qui, en 1999, a signifié le renvoi dans l'opposition des chrétiens-démocrates après des décennies au pouvoir.

La semaine écoulée a été riche en déclarations. Les informateurs ont appelé chacun à la "retenue". "Certaines expressions ou attitudes n'ont fait que compliquer les choses", a fait remarquer M. Bouchez.

Les informateurs feront une nouvelle fois rapport au Roi au plus tard le 13 janvier. D'ici là, ils auront mené de nouvelles consultations, politiques mais aussi des forces vives.

Depuis leur désignation le 10 décembre, les deux présidents de parti ont eu des contacts - que ce soit de manière bilatérale ou multilatérale - avec les dix formations susceptibles de faire partie d'une coalition gouvernementale. Ils ont dégagé cinq thèmes prioritaires sur lesquels des négociations peuvent avoir lieu: déficit budgétaire et fiscalité; politique sociale; emploi; climat et mobilité; justice, sécurité et immigration. Les entretiens n'ont pas porté uniquement sur les priorités des uns et des autres mais également sur les formules de coalition. Jusqu'à présent, deux formules tenaient le haut du pavé: la bourguignonne (associant le PS, la N-VA et les libéraux) et l'arc-en-ciel (socialistes, libéraux, écologistes), éventuellement élargies au CD&V. "Nous considérons qu'il est nécessaire de sortir de la dichotomie de ces deux formules", a souligné M. Bouchez. D'après eux, elles présentent l'inconvénient de provoquer "une polarisation" du débat et d'obliger les formations politiques "à faire des concessions trop importantes à leurs yeux, soit à leur gauche, soit à leur droite". Les informateurs veulent partir d'un "axe central". "La seule solution possible se situera au centre si on veut réunir une majorité parlementaire suffisante", a ajouté le libéral. MM. Bouchez et Coens n'ont pas souhaité répondre aux questions des journalistes. Ils n'ont donc pas voulu dire si l'"axe central" était composé de leurs deux partis, même si cela paraît vraisemblable. L'ambition des deux partis semble être de constituer un socle de départ centriste qui permettrait à d'autres partis, de gauche ou de droite, de se joindre à eux. Il ne faut donc pas écarter la piste d'une coalition qui réunirait les socialistes, les libéraux, les écologistes et le CD&V. Il faut plutôt prendre un autre point de départ qui fait en sorte que le CD&V est à la base de la formule et non la pièce rapportée d'un "arc-en-ciel" qui, en 1999, a signifié le renvoi dans l'opposition des chrétiens-démocrates après des décennies au pouvoir. La semaine écoulée a été riche en déclarations. Les informateurs ont appelé chacun à la "retenue". "Certaines expressions ou attitudes n'ont fait que compliquer les choses", a fait remarquer M. Bouchez. Les informateurs feront une nouvelle fois rapport au Roi au plus tard le 13 janvier. D'ici là, ils auront mené de nouvelles consultations, politiques mais aussi des forces vives.