"Cela fait plus de 15 jours que, sur base des rapports scientifiques qui nous sont fournis, on voit que la situation dégénère. Il était nécessaire de réagir mais la Région a toujours agi avec un temps de retard", regrette-t-elle.

"Depuis le début de la crise, nous demandons que le gouvernement développe des politiques ciblées, quartier par quartier. Cessons de traiter le territoire bruxellois comme s'il était homogène. Près de 30% de Bruxellois vivent sous le seuil de pauvreté", poursuit Alexia Bertrand.

Selon cette dernière, "la Région aurait dû intervenir en soutien des communes, que ce soit en termes d'équipements sanitaires ou de communication. Le problème qui persiste dans cette crise, c'est que la Région n'habite pas ses compétences... Il y a un manque de leadership", pointe-t-elle enfin.

Les brasseurs demandent les chiffres qui justifient de fermer les cafés bruxellois

la fédération des Brasseurs belges demande des chiffres qui justifient la fermeture des cafés et la différence de traitement avec les restaurants, a-t-elle fait savoir mercredi. Les brasseurs demandent une "politique fondée sur des preuves", après que le gouvernement bruxellois a décidé de fermer les cafés temporairement pour un mois.

Selon les Brasseurs belges, les statistiques des pays voisins montrent que les cafés ne "sont pas les principaux coupables".

"Si l'on prend en compte les statistiques de pays voisins, il apparaît que les cafés ne sont pas les principaux coupables (de la propagation du virus)", indique la fédération. Les brasseurs se réfèrent aux chiffres officiels des Pays-Bas qui montrent que seuls 3% des contaminations se produisent dans l'horeca.

La distinction entre cafés, bars et salons de thé d'une part et restaurants et snack-bars d'autre part est "inexplicable" pour la fédération. "Nous redoutons un chaos, vu le nombre important de concepts hybrides dans l'horeca comme les cafés qui proposent aussi des snacks ou un nombre de repas limité", explique la directrice Nathalie Poissonier dans un communiqué. Elle souligne que les fournisseurs comme les brasseurs seront également touchés par cette fermeture, en plus des établissements horeca.

"Depuis le début de la crise du Covid-19, l'ensemble du secteur a connu une énorme baisse de ses ventes. La réouverture nous a fait croire que nous pourrions encore maintenir la perte au minimum, mais avec cette nouvelle mesure, l'espoir s'éteint", ajoute Mme Poissonier.

Le secteur demande la publication de chiffres pour justifier la fermeture, "afin qu'une politique de restauration basée sur des données factuelles devienne possible".

"Cela fait plus de 15 jours que, sur base des rapports scientifiques qui nous sont fournis, on voit que la situation dégénère. Il était nécessaire de réagir mais la Région a toujours agi avec un temps de retard", regrette-t-elle. "Depuis le début de la crise, nous demandons que le gouvernement développe des politiques ciblées, quartier par quartier. Cessons de traiter le territoire bruxellois comme s'il était homogène. Près de 30% de Bruxellois vivent sous le seuil de pauvreté", poursuit Alexia Bertrand. Selon cette dernière, "la Région aurait dû intervenir en soutien des communes, que ce soit en termes d'équipements sanitaires ou de communication. Le problème qui persiste dans cette crise, c'est que la Région n'habite pas ses compétences... Il y a un manque de leadership", pointe-t-elle enfin.la fédération des Brasseurs belges demande des chiffres qui justifient la fermeture des cafés et la différence de traitement avec les restaurants, a-t-elle fait savoir mercredi. Les brasseurs demandent une "politique fondée sur des preuves", après que le gouvernement bruxellois a décidé de fermer les cafés temporairement pour un mois.Selon les Brasseurs belges, les statistiques des pays voisins montrent que les cafés ne "sont pas les principaux coupables". "Si l'on prend en compte les statistiques de pays voisins, il apparaît que les cafés ne sont pas les principaux coupables (de la propagation du virus)", indique la fédération. Les brasseurs se réfèrent aux chiffres officiels des Pays-Bas qui montrent que seuls 3% des contaminations se produisent dans l'horeca. La distinction entre cafés, bars et salons de thé d'une part et restaurants et snack-bars d'autre part est "inexplicable" pour la fédération. "Nous redoutons un chaos, vu le nombre important de concepts hybrides dans l'horeca comme les cafés qui proposent aussi des snacks ou un nombre de repas limité", explique la directrice Nathalie Poissonier dans un communiqué. Elle souligne que les fournisseurs comme les brasseurs seront également touchés par cette fermeture, en plus des établissements horeca. "Depuis le début de la crise du Covid-19, l'ensemble du secteur a connu une énorme baisse de ses ventes. La réouverture nous a fait croire que nous pourrions encore maintenir la perte au minimum, mais avec cette nouvelle mesure, l'espoir s'éteint", ajoute Mme Poissonier.Le secteur demande la publication de chiffres pour justifier la fermeture, "afin qu'une politique de restauration basée sur des données factuelles devienne possible".