"Je vous le dis très clairement: l'avenir du MR passe par son recentrage politique. Plus précisément, le Mouvement réformateur doit être au centre sur les questions sociales, au centre-droit sur le plan économique et à droite sur les matières régaliennes (sécurité, etc.)", affirme M. Ducarme. "Je précise que le positionnement de droite sur le plan régalien doit toujours être conditionné au respect des droits et des libertés, ce qui nous distingue fondamentalement des conservateurs."

Pour devenir un mouvement plus populaire, la doctrine sociale doit être approfondie. "Elle doit être relue et aller plus loin par rapport au seuil de pauvreté, par exemple." Ses propos entrent en résonance avec ceux de la jeune génération du MR bruxellois, interrogée dans La Libre ainsi que dans L'Echo. Pour relancer le parti à Bruxelles, cette frange plébiscite "un libéralisme urbain qui prend à bras-le-corps les défis écologiques, de l'emploi, de l'économie, du social", des mots d'Alexia Bertrand, ancienne cheffe de cabinet de Didier Reynders, dans L'Echo.