En 2019, en pleine campagne électorale, le parti Ecolo avait dû retirer le tract communautariste de Zoé Genot. Le parti avait alors perdu des points précieux dans la dernière ligne droite de la campagne et avait eu peur d'effrayer une partie de son électorat avec ce tract. Aujourd'hui, une fois au pouvoir, Ecolo va encore plus loin dans ses pratiques communautaristes. Pour être cohérent, il n'aurait absolument pas dû retirer le tract de la députée Ecolo qui était en réalité annonciateur du tournant définitif du parti vers le communautarisme.

Citons premièrement la nomination d'une personne voilée, comme commissaire du gouvernement fédéral à l'institut de l'égalité homme-femme. Cette nomination est une lourde faute, en termes de symbole notamment. Même si toutes les femmes ne portent pas le voile sous la contrainte, personne ne peut nier que de trop nombreuses femmes sont violentées, harcelées, méprisées, menacées de mort, que cela soit en Belgique ou à l'étranger, du fait de résister au port du voile. On ne peut pas dire que le port du voile, en Belgique ou dans le monde, soit un outil d'égalité, d'émancipation, ou de victoire féministe, c'est plutôt tout le contraire. Même dans des pays à majorité musulmane comme la Tunisie, des restrictions au port du voile dans l'administration ont été prises pour lutter face à la pression grandissante de l'islamisme. Nommer en Belgique quelqu'un qui porte le voile comme représentante du gouvernement à l'égalité homme-femme est pour toutes ces raisons, un très mauvais signal. S'il y a bien un poste où Ecolo aurait dû s'abstenir de ce genre de nomination, c'est celui-là. Même la gauche s'y perd et certainement beaucoup d'électeurs écolos également.

En effet, comme le dit Paul Magnette, dans L'Echo de ce week-end: "J'avoue que j'ai un peu de mal à suivre. Ecolo qui dit ne pas vouloir autoriser les signes religieux à des fonctions d'autorité désigne une personne portant un signe religieux à une fonction d'autorité." On comprend sa surprise, Ecolo, par cette nomination, va même plus loin que l'autorisation du port de signe religieux à la STIB dans des fonctions qui ne seraient pas en contact avec le public ou d'autorité. En procédant à cette nomination, Ecolo ne fait même plus de différence entre fonction d'autorité et autres, et oblige ses partenaires à une nomination problématique. En toute cohérence, Monsieur Magnette, et son parti, aurait dû aussi protester en kern sur cette nomination, ce que le PS n'a absolument pas fait.

La provocation que s'est permise la semaine dernière Ecolo par cette nomination met la Vivaldi et tous ses partenaires en danger. Le MR est totalement opposé à cette nomination et Ecolo n'en tient absolument pas compte alors que la commissaire est censée représenter l'ensemble du gouvernement. Deuxièmement, et c'est tout aussi grave, Ecolo met en danger ses partenaires CD&V et Open VLD dont les derniers sondages sont déjà peu glorieux. Ecolo ne comprend-il pas qu'en procédant à ce genre de nomination, ils vont encore donner du carburant à la NV-A et au Belang, et affaiblir gravement ses alliés au gouvernement et finalement eux-mêmes en 2024 ?

Un deuxième dossier totalement problématique est celui du voile à la STIB. Sur les ondes de la RTBF, Marc Uyttendaele a donné samedi, une interview assez brillante. Après avoir qualifié la décision de justice de militante et de peu fondée juridiquement, il s'est étonné que les partis en majorité à Bruxelles (ECOLO-DEFI-PS) ne sachent même pas décider d'aller en appel, comme tout bon gestionnaire le ferait. La STIB étant quand même condamnée à verser 50.000 euros à la plaignante et devant en plus autoriser le voile ou tout autre signe religieux si elle ne conteste pas la décision de justice ou si le gouvernement bruxellois ne prend pas le dossier en main dans les prochaines semaines. L'enjeu est important, qui peut croire une seule seconde qu'en acceptant le voile demain dans l'administration pour des fonctions qui ne seraient pas d'autorité, le même débat ne se poserait pas après-demain pour des fonctions d'autorité à partir des mêmes pressions communautaristes?

De nouveau c'est Ecolo, qui est à la manoeuvre. Le PS bruxellois lui est beaucoup plus divisé sur la question et s'est fait totalement dépasser par les verts en termes de communautarisme. Par son attitude des derniers jours, Ecolo se permet en pleine crise sanitaire et économique de faire tanguer un gouvernement fédéral et un gouvernement bruxellois, alors que la toute grande majorité des Belges, ne souhaitent pas que les politiques cèdent face aux revendications de l'islam politique. Si un sondage était fait tant sur le dossier de la STIB que celui de la nomination d'une personne voilée comme commissaire à l'égalité homme-femme, on prend le pari qu'une énorme majorité des sondés désapprouvent totalement le parti Ecolo sur ces sujets. Ce qu'Ecolo est en train de faire est un jeu très dangereux, en acculant ses partenaires et en les prenant en otage sur des questions qui ne font partie d'aucun accord de gouvernement et qui suscitent, en plus, une très forte opposition. Qu'on ne s'y trompe pas, ce n'est pas ceux qui s'opposent aux manoeuvres communautaristes qui clivent la société, mais bien ceux qui font avancer un agenda communautariste qui n'est prévu par aucun accord de majorité.

En 2019, en pleine campagne électorale, le parti Ecolo avait dû retirer le tract communautariste de Zoé Genot. Le parti avait alors perdu des points précieux dans la dernière ligne droite de la campagne et avait eu peur d'effrayer une partie de son électorat avec ce tract. Aujourd'hui, une fois au pouvoir, Ecolo va encore plus loin dans ses pratiques communautaristes. Pour être cohérent, il n'aurait absolument pas dû retirer le tract de la députée Ecolo qui était en réalité annonciateur du tournant définitif du parti vers le communautarisme. Citons premièrement la nomination d'une personne voilée, comme commissaire du gouvernement fédéral à l'institut de l'égalité homme-femme. Cette nomination est une lourde faute, en termes de symbole notamment. Même si toutes les femmes ne portent pas le voile sous la contrainte, personne ne peut nier que de trop nombreuses femmes sont violentées, harcelées, méprisées, menacées de mort, que cela soit en Belgique ou à l'étranger, du fait de résister au port du voile. On ne peut pas dire que le port du voile, en Belgique ou dans le monde, soit un outil d'égalité, d'émancipation, ou de victoire féministe, c'est plutôt tout le contraire. Même dans des pays à majorité musulmane comme la Tunisie, des restrictions au port du voile dans l'administration ont été prises pour lutter face à la pression grandissante de l'islamisme. Nommer en Belgique quelqu'un qui porte le voile comme représentante du gouvernement à l'égalité homme-femme est pour toutes ces raisons, un très mauvais signal. S'il y a bien un poste où Ecolo aurait dû s'abstenir de ce genre de nomination, c'est celui-là. Même la gauche s'y perd et certainement beaucoup d'électeurs écolos également. En effet, comme le dit Paul Magnette, dans L'Echo de ce week-end: "J'avoue que j'ai un peu de mal à suivre. Ecolo qui dit ne pas vouloir autoriser les signes religieux à des fonctions d'autorité désigne une personne portant un signe religieux à une fonction d'autorité." On comprend sa surprise, Ecolo, par cette nomination, va même plus loin que l'autorisation du port de signe religieux à la STIB dans des fonctions qui ne seraient pas en contact avec le public ou d'autorité. En procédant à cette nomination, Ecolo ne fait même plus de différence entre fonction d'autorité et autres, et oblige ses partenaires à une nomination problématique. En toute cohérence, Monsieur Magnette, et son parti, aurait dû aussi protester en kern sur cette nomination, ce que le PS n'a absolument pas fait. La provocation que s'est permise la semaine dernière Ecolo par cette nomination met la Vivaldi et tous ses partenaires en danger. Le MR est totalement opposé à cette nomination et Ecolo n'en tient absolument pas compte alors que la commissaire est censée représenter l'ensemble du gouvernement. Deuxièmement, et c'est tout aussi grave, Ecolo met en danger ses partenaires CD&V et Open VLD dont les derniers sondages sont déjà peu glorieux. Ecolo ne comprend-il pas qu'en procédant à ce genre de nomination, ils vont encore donner du carburant à la NV-A et au Belang, et affaiblir gravement ses alliés au gouvernement et finalement eux-mêmes en 2024 ?Un deuxième dossier totalement problématique est celui du voile à la STIB. Sur les ondes de la RTBF, Marc Uyttendaele a donné samedi, une interview assez brillante. Après avoir qualifié la décision de justice de militante et de peu fondée juridiquement, il s'est étonné que les partis en majorité à Bruxelles (ECOLO-DEFI-PS) ne sachent même pas décider d'aller en appel, comme tout bon gestionnaire le ferait. La STIB étant quand même condamnée à verser 50.000 euros à la plaignante et devant en plus autoriser le voile ou tout autre signe religieux si elle ne conteste pas la décision de justice ou si le gouvernement bruxellois ne prend pas le dossier en main dans les prochaines semaines. L'enjeu est important, qui peut croire une seule seconde qu'en acceptant le voile demain dans l'administration pour des fonctions qui ne seraient pas d'autorité, le même débat ne se poserait pas après-demain pour des fonctions d'autorité à partir des mêmes pressions communautaristes? De nouveau c'est Ecolo, qui est à la manoeuvre. Le PS bruxellois lui est beaucoup plus divisé sur la question et s'est fait totalement dépasser par les verts en termes de communautarisme. Par son attitude des derniers jours, Ecolo se permet en pleine crise sanitaire et économique de faire tanguer un gouvernement fédéral et un gouvernement bruxellois, alors que la toute grande majorité des Belges, ne souhaitent pas que les politiques cèdent face aux revendications de l'islam politique. Si un sondage était fait tant sur le dossier de la STIB que celui de la nomination d'une personne voilée comme commissaire à l'égalité homme-femme, on prend le pari qu'une énorme majorité des sondés désapprouvent totalement le parti Ecolo sur ces sujets. Ce qu'Ecolo est en train de faire est un jeu très dangereux, en acculant ses partenaires et en les prenant en otage sur des questions qui ne font partie d'aucun accord de gouvernement et qui suscitent, en plus, une très forte opposition. Qu'on ne s'y trompe pas, ce n'est pas ceux qui s'opposent aux manoeuvres communautaristes qui clivent la société, mais bien ceux qui font avancer un agenda communautariste qui n'est prévu par aucun accord de majorité.