Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont examiné les données de dossiers médicaux de 34.267 patients dans quatre hôpitaux flamands, un hôpital wallon et deux bruxellois. L'étude montre par ailleurs qu'un plus grand nombre d'infirmiers hautement qualifiés entraîne moins de décès imprévus.

Selon les données examinées, environ trois patients sur 1.000 meurent "de manière inattendue" dans les hôpitaux du pays. Cela signifie qu'un patient décède subitement au cours d'un traitement et sans qu'un plan de soins n'ait été initié pour sa fin de vie.

"Des recherches antérieures avaient déjà montré que certains de ces décès imprévus pouvaient être évités. De quoi rendre la situation d'autant plus navrante pour la famille et les prestataires de soins", a commenté le chercheur Filip Haegdorens. "En tant que secteur de la santé, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour prévenir cette mortalité évitable", a-t-il souligné.

Or, l'étude conclut que dans 89% des départements étudiés, le personnel infirmier dans les services d'hospitalisation n'est pas en nombre suffisant pour pouvoir assurer des soins de qualité.

Le niveau de formation des infirmiers constitue également un facteur déterminant. "Deux types d'études sont possibles pour devenir infirmier en Belgique: la formation de niveau secondaire (brevet d'infirmier hospitalier) ou la formation de niveau supérieur (bachelier d'infirmier responsable en soins généraux)", a rappelé M. Haegdorens. "Il existe depuis longtemps un appel international pour qu'un plus grand nombre d'infirmiers hautement qualifiés soient au chevet des patients dans les hôpitaux, car cela améliore la qualité des soins."

En Belgique, environ 59% des infirmiers opérant dans les hôpitaux ont un baccalauréat. A titre de comparaison, les Etats-Unis ambitionnent de porter leur nombre à 80% d'ici 2020.

Belga

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont examiné les données de dossiers médicaux de 34.267 patients dans quatre hôpitaux flamands, un hôpital wallon et deux bruxellois. L'étude montre par ailleurs qu'un plus grand nombre d'infirmiers hautement qualifiés entraîne moins de décès imprévus.Selon les données examinées, environ trois patients sur 1.000 meurent "de manière inattendue" dans les hôpitaux du pays. Cela signifie qu'un patient décède subitement au cours d'un traitement et sans qu'un plan de soins n'ait été initié pour sa fin de vie. "Des recherches antérieures avaient déjà montré que certains de ces décès imprévus pouvaient être évités. De quoi rendre la situation d'autant plus navrante pour la famille et les prestataires de soins", a commenté le chercheur Filip Haegdorens. "En tant que secteur de la santé, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour prévenir cette mortalité évitable", a-t-il souligné. Or, l'étude conclut que dans 89% des départements étudiés, le personnel infirmier dans les services d'hospitalisation n'est pas en nombre suffisant pour pouvoir assurer des soins de qualité. Le niveau de formation des infirmiers constitue également un facteur déterminant. "Deux types d'études sont possibles pour devenir infirmier en Belgique: la formation de niveau secondaire (brevet d'infirmier hospitalier) ou la formation de niveau supérieur (bachelier d'infirmier responsable en soins généraux)", a rappelé M. Haegdorens. "Il existe depuis longtemps un appel international pour qu'un plus grand nombre d'infirmiers hautement qualifiés soient au chevet des patients dans les hôpitaux, car cela améliore la qualité des soins." En Belgique, environ 59% des infirmiers opérant dans les hôpitaux ont un baccalauréat. A titre de comparaison, les Etats-Unis ambitionnent de porter leur nombre à 80% d'ici 2020.Belga