Plus de 200 sans-papier libérés la semaine dernière de centres fermés, selon Francken

17/09/18 à 20:56 - Mise à jour à 22:08

Source: Belga

Deux cent deux personnes en séjour illégal en Belgique ont été libérées de centres fermés la semaine dernière, dont 32 étaient connus pour divers troubles à l'ordre public, a indiqué lundi soir le secrétaire d'Etat Theo Francken sur le plateau de Terzake (VRT-télé).

Plus de 200 sans-papier libérés la semaine dernière de centres fermés, selon Francken

Theo Francken © BELGA/Dirk Waem

Cette décision a été prise afin de pouvoir enfermer plusieurs dizaines de migrants en transit interceptés la semaine dernière, après une série de violences survenues sur des parkings autoroutiers de Flandre. L'un des critères retenu était que le sans-papier avait peu de chances d'être expulsé dans les délais impartis, parce qu'il avait par exemple dépassé la période maximale de huit mois pendant laquelle il pouvait être placé dans un centre fermé ou encore que le pays d'origine n'avait pas été identifié. Parmi ces personnes, on dénombre toutefois certains auteurs d'actes délictueux qui ont été transférés de la prison vers des centres fermés.

"Je n'ai libéré aucun criminel. Ces personnes avaient été libérées par la justice", s'est défendu M. Francken lundi soir après la polémique provoquée par cette décision. Le secrétaire d'Etat a ajouté qu'il présenterait vendredi devant le conseil des ministres une série de mesures afin d'ouvrir sous peu, en tout cas avant l'été prochain, un nouveau centre fermé destiné à accueillir des étrangers en situation irrégulière en Belgique. "A long terme, il y aura des centres à Anvers et Charleroi", a-t-il assuré.

Theo Francken est également revenu sur les critiques formulées par le CD&V et Open Vld à propos de la libération de criminels. "J'essuie depuis quatre ans de dures critiques de la part de mes partenaires de coalition. Je dois dire que je m'y suis habitué." Le secrétaire d'Etat a enfin affirmé que, s'il était bourgmestre de Bruxelles, "il n'y aurait pas de parc Maximilien." Sa crédibilité est-elle affectée par la question des migrants en transit? "Ce sera aux électeurs d'en juger en mai de l'année prochaine", a répondu Theo Francken.

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