Sophie Dewulf (40 ans) est d'origine maroco-tunisienne. Elle était descendue sortir son chien quand des policiers lui ont fait remarquer qu'elle n'avait pas de laisse. Elle leur a expliqué qu'elle venait de le récupérer la veille au soir, le chien étant resté chez sa soeur le temps de la chimiothérapie de son compagnon, qu'elle ne trouvait plus sa laisse mais qu'elle irait lui en acheter une dès lundi à l'ouverture des magasins.

La plaignante explique que le policier lui aurait répondu : "Vous n'avez pas le droit de sortir le chien jusque-là". "Hé bien viens Socrate, on va faire caca à la maison", a-t-elle dit alors pour marquer sa stupéfaction tout en montrant qu'elle obtempérait à l'injonction et faisait demi-tour. Sur ce, le policier lui a demandé ses papiers. Elle a expliqué qu'elle était en pyjama en bas de chez elle, mais qu'il suffisait de sonner à sa porte pour que son compagnon les amène. Elle a alors refusé la fouille, surtout qu'elle venait de préciser ne pas même avoir mis de culotte. La policière et son collègue l'ont cependant plaquée au mur et ont fait usage de la contrainte pour l'immobiliser. La patronne d'un restaurant est intervenue pour mettre en laisse le chien afin de l'emmener en sécurité et d'éviter qu'il ne soit effrayé. Elle est ensuite allée chercher Arno. Le ton aurait changé dès son arrivée.

"Sophie a pleuré sur le chemin du retour", raconte le chanteur. "Je n'ai pas compris pourquoi parce que les policiers ne m'ont rien dit à moi". Il ajoute que "tous les êtres humains viennent du même trou et tous les êtres humains ont deux trous dans leurs nez, peace".

Un médecin a constaté différentes douleurs musculaires et un état de choc émotionnel.

"C'est habituellement mon nom adoptif qui me sauve, mais là je n'avais pas ma carte d'identité sur moi", commente Sophie Dewulf, qui précise avoir fait l'objet de plusieurs discriminations de la part de la police à compter de ses 17 ans. "J'obtempère toujours. Je me demande ici ce qu'il aurait pu se passer si Arno n'était pas arrivé". Elle tient à remarquer qu'elle s'entend très bien avec les agents de quartier de la police de proximité.

"Je ne veux pas mener une action contre la police, mais contre de tels agissements. Physiquement, ce n'est pas grave ce qui m'est arrivé - Moralement, oui, mais pas physiquement - mais je veux porter plainte non seulement pour moi, mais aussi au nom de ceux qui ont peur ou n'ont pas les moyens de le faire. Ce que je trouve terrible aujourd'hui, c'est qu'on devrait être rassuré à la vue d'un uniforme et qu'on en est arrivé à en avoir peur. Moi, quand je vois un policer, je tremble".

Alexis Deswaef assure que les conditions de l'usage de la force et de la fouille n'étaient pas réunies. "Environ 80% des plaintes au Comité P sont déclarées non fondées", relève-t-il. "Les instances internationales ne reconnaissent pas son entière indépendance et donc son fonctionnement peut être amélioré". Il remarque cependant qu'il n'y a pas eu de grandes avancées depuis la création en 2013 de l'observatoire des violences policières par la Ligue des Droits humains, dont il était alors président.

"Les contrôles au faciès ont été taxés de fantasmes par des syndicats policiers alors que c'est une réalité sur le terrain", continue-t-il. "Des politiques veulent légiférer pour supprimer le droit de filmer la police, mais les images sont souvent une condition nécessaire pour décrocher une condamnation. Ce serait donc un laissez-passer pour les violences policières".

Sophie Dewulf (40 ans) est d'origine maroco-tunisienne. Elle était descendue sortir son chien quand des policiers lui ont fait remarquer qu'elle n'avait pas de laisse. Elle leur a expliqué qu'elle venait de le récupérer la veille au soir, le chien étant resté chez sa soeur le temps de la chimiothérapie de son compagnon, qu'elle ne trouvait plus sa laisse mais qu'elle irait lui en acheter une dès lundi à l'ouverture des magasins. La plaignante explique que le policier lui aurait répondu : "Vous n'avez pas le droit de sortir le chien jusque-là". "Hé bien viens Socrate, on va faire caca à la maison", a-t-elle dit alors pour marquer sa stupéfaction tout en montrant qu'elle obtempérait à l'injonction et faisait demi-tour. Sur ce, le policier lui a demandé ses papiers. Elle a expliqué qu'elle était en pyjama en bas de chez elle, mais qu'il suffisait de sonner à sa porte pour que son compagnon les amène. Elle a alors refusé la fouille, surtout qu'elle venait de préciser ne pas même avoir mis de culotte. La policière et son collègue l'ont cependant plaquée au mur et ont fait usage de la contrainte pour l'immobiliser. La patronne d'un restaurant est intervenue pour mettre en laisse le chien afin de l'emmener en sécurité et d'éviter qu'il ne soit effrayé. Elle est ensuite allée chercher Arno. Le ton aurait changé dès son arrivée. "Sophie a pleuré sur le chemin du retour", raconte le chanteur. "Je n'ai pas compris pourquoi parce que les policiers ne m'ont rien dit à moi". Il ajoute que "tous les êtres humains viennent du même trou et tous les êtres humains ont deux trous dans leurs nez, peace". Un médecin a constaté différentes douleurs musculaires et un état de choc émotionnel. "C'est habituellement mon nom adoptif qui me sauve, mais là je n'avais pas ma carte d'identité sur moi", commente Sophie Dewulf, qui précise avoir fait l'objet de plusieurs discriminations de la part de la police à compter de ses 17 ans. "J'obtempère toujours. Je me demande ici ce qu'il aurait pu se passer si Arno n'était pas arrivé". Elle tient à remarquer qu'elle s'entend très bien avec les agents de quartier de la police de proximité. "Je ne veux pas mener une action contre la police, mais contre de tels agissements. Physiquement, ce n'est pas grave ce qui m'est arrivé - Moralement, oui, mais pas physiquement - mais je veux porter plainte non seulement pour moi, mais aussi au nom de ceux qui ont peur ou n'ont pas les moyens de le faire. Ce que je trouve terrible aujourd'hui, c'est qu'on devrait être rassuré à la vue d'un uniforme et qu'on en est arrivé à en avoir peur. Moi, quand je vois un policer, je tremble". Alexis Deswaef assure que les conditions de l'usage de la force et de la fouille n'étaient pas réunies. "Environ 80% des plaintes au Comité P sont déclarées non fondées", relève-t-il. "Les instances internationales ne reconnaissent pas son entière indépendance et donc son fonctionnement peut être amélioré". Il remarque cependant qu'il n'y a pas eu de grandes avancées depuis la création en 2013 de l'observatoire des violences policières par la Ligue des Droits humains, dont il était alors président. "Les contrôles au faciès ont été taxés de fantasmes par des syndicats policiers alors que c'est une réalité sur le terrain", continue-t-il. "Des politiques veulent légiférer pour supprimer le droit de filmer la police, mais les images sont souvent une condition nécessaire pour décrocher une condamnation. Ce serait donc un laissez-passer pour les violences policières".