Pour la Belgique, les résultats cachent de grosses différences entre les communautés. Ainsi, la Flandre - même si elle reste nettement au-dessus de la moyenne dans tous les domaines -, régresse globalement, alors que les jeunes francophones s'améliorent légèrement en mathématiques.

En lecture, la communauté flamande affiche une baisse de 511 à 502 points. Pour la première fois, depuis le lancement de PISA en 2000, la Flandre ne figure pas dans top dix. Et selon le quotidien De Morgen, un élève flamand sur cinq n'atteint pas le niveau de lecture minimum. La Fédération Wallonie-Bruxelles affiche un score de 481, et n'atteint pas la moyenne de l'OCDE (487).

Même s'il reste nettement au-dessus de celui de la FWB, le niveau de mathématiques en Flandre recule également. Le score a baissé de 521 à 518, même si les Flamands occupent toujours la cinquième position du classement. Les jeunes francophones eux dépassent pour la première fois la moyenne de l'OCDE et atteignent un score de 495.

En sciences, les élèves flamands reculent également, passant de 515 à 510 (septième position du classement général). Les francophones affichent un score de 485, un chiffre stable qui reste en deçà de la moyenne de l'OCDE (489).

Écart socio-culturel

Par contre, l'écart entre les élèves flamands est plus grand que la moyenne de l'OCDE. En lecture, il y a une différence de 275 points entre les 10% des meilleurs élèves (633 points) et les 10% les moins bons (359 points).

L'étude révèle, entre autres, que le statut socioculturel d'un élève a un impact considérable sur sa performance scolaire. En Flandre, par exemple, la variance des performances en lecture est déterminée pour 17,3 % par le statut économique, social et culturel de l'élève. C'est plus que la moyenne des pays de l'OCDE, qui est de 11,9 %. L'indice est déterminé, entre autres, par la profession et le niveau d'éducation des parents et la quantité de " ressources éducatives " qu'une famille possède, comme les livres.

Interrogé par De Morgen, le ministre de l'enseignement flamand Ben Weyts (N-VA) estime qu'il est urgent de redresser la barre. "Nous n'avons pas de pétrole ou d'autres ressources minières : la Flandre ne peut compter que sur un enseignement excellent et exigeant. C'est juste cela qui est en danger. Nous devons intervenir maintenant si nous voulons redresser la situation."

Ben Weyts © Belga

Avec Belga