Les virologues le répètent: si nous voulons atteindre l'immunité collective, 70 à 80% de la population doit se faire vacciner. C'est également l'enjeu de la campagne de vaccination. Cependant de nombreuses personnes ont des doutes sur l'efficacité et la sécurité des vaccins.

L'émission donne la parole a plusieurs sceptiques. Ainsi, Hilde De Smet, l'une des inspiratrices de Médecins pour la liberté, s'interroge sur la rapidité de développement des vaccins et leur efficacité. Sam Brokken, professeur de sciences de la santé, pense qu'il n'est pas nécessaire de vacciner la population active et en bonne santé de moins de 60 ans parce qu'elle "ne développe pratiquement aucun symptôme au contact" et parce qu'il n'est pas certain que le vaccin prévienne la transmission.

L'épidémiologiste Pierre Van Damme répond à tous les doutes. Par exemple, l'affirmation selon laquelle le vaccin serait nocif pour la fertilité ne repose sur "rien". Il déclare également que l'affirmation selon laquelle le vaccin a été mis sur le marché "trop rapidement" est incorrecte. "Les mêmes mesures ont été prises que pour le développement d'autres médicaments ou vaccins", explique Van Damme.

L'épidémiologiste s'oppose également à l'idée que l'immunité de groupe pourrait être plus rapidement obtenue en "libérant" le virus dans la population active au lieu de vacciner ce groupe. "Le virus adorerait ça. Il pourrait continuer à se propager. Une personne qui a été infectée possède une immunité temporaire de 3 à 8 mois, mais ensuite cette personne est à nouveau susceptible de contracter le virus. De cette façon, vous ne créez aucune immunité de groupe et vous créez également un terrain propice aux mutants et aux variants".

Protection contre la transmission

Van Damme revient également sur la transmission. "Entre-temps, il est prouvé que le vaccin protège contre la transmission. Ce n'est pas parce que l'évidence n'y est pas encore que ce n'est pas le cas. Nous avons toujours dit qu'il nous fallait quelques semaines pour le démontrer. Les premiers résultats en Israël sont clairs : douze jours après la vaccination vous n'êtes plus contagieux", souligne-t-il.

Ann Demeulemeester, directrice de Familiehulp (aide familiale), l'un des plus grands employeurs de Flandre, exhorte les gens à ne pas semer le doute sur les vaccins. "Depuis un an maintenant, le coronavirus pèse lourdement sur le personnel de mon organisation et sur les personnes qui comptent sur nous pour des soins et de l'aide. Les divergences d'opinions sont autorisées, mais la dernière chose dont nous avons besoin, ce sont des gens qui sèment le doute sur l'importance de la vaccination", déclare Demeulemeester. Elle reproche également aux détracteurs du vaccin de ne pas proposer d'alternative pour se sortir de la situation.

Les virologues le répètent: si nous voulons atteindre l'immunité collective, 70 à 80% de la population doit se faire vacciner. C'est également l'enjeu de la campagne de vaccination. Cependant de nombreuses personnes ont des doutes sur l'efficacité et la sécurité des vaccins.L'émission donne la parole a plusieurs sceptiques. Ainsi, Hilde De Smet, l'une des inspiratrices de Médecins pour la liberté, s'interroge sur la rapidité de développement des vaccins et leur efficacité. Sam Brokken, professeur de sciences de la santé, pense qu'il n'est pas nécessaire de vacciner la population active et en bonne santé de moins de 60 ans parce qu'elle "ne développe pratiquement aucun symptôme au contact" et parce qu'il n'est pas certain que le vaccin prévienne la transmission.L'épidémiologiste Pierre Van Damme répond à tous les doutes. Par exemple, l'affirmation selon laquelle le vaccin serait nocif pour la fertilité ne repose sur "rien". Il déclare également que l'affirmation selon laquelle le vaccin a été mis sur le marché "trop rapidement" est incorrecte. "Les mêmes mesures ont été prises que pour le développement d'autres médicaments ou vaccins", explique Van Damme. L'épidémiologiste s'oppose également à l'idée que l'immunité de groupe pourrait être plus rapidement obtenue en "libérant" le virus dans la population active au lieu de vacciner ce groupe. "Le virus adorerait ça. Il pourrait continuer à se propager. Une personne qui a été infectée possède une immunité temporaire de 3 à 8 mois, mais ensuite cette personne est à nouveau susceptible de contracter le virus. De cette façon, vous ne créez aucune immunité de groupe et vous créez également un terrain propice aux mutants et aux variants".Protection contre la transmissionVan Damme revient également sur la transmission. "Entre-temps, il est prouvé que le vaccin protège contre la transmission. Ce n'est pas parce que l'évidence n'y est pas encore que ce n'est pas le cas. Nous avons toujours dit qu'il nous fallait quelques semaines pour le démontrer. Les premiers résultats en Israël sont clairs : douze jours après la vaccination vous n'êtes plus contagieux", souligne-t-il.Ann Demeulemeester, directrice de Familiehulp (aide familiale), l'un des plus grands employeurs de Flandre, exhorte les gens à ne pas semer le doute sur les vaccins. "Depuis un an maintenant, le coronavirus pèse lourdement sur le personnel de mon organisation et sur les personnes qui comptent sur nous pour des soins et de l'aide. Les divergences d'opinions sont autorisées, mais la dernière chose dont nous avons besoin, ce sont des gens qui sèment le doute sur l'importance de la vaccination", déclare Demeulemeester. Elle reproche également aux détracteurs du vaccin de ne pas proposer d'alternative pour se sortir de la situation.