"Avec ce projet, hors possibilité de rachat des années d'études, il faudra 45 ans de carrière pour atteindre une pension au taux plein. Un AESI (professeur agrégé de l'enseignement secondaire inférieur, ou régent) devra enseigner jusque 66 ans au minimum (en commençant à 21 ans). Un diplômé de master devra, pour sa part, enseigner jusque 68 ans au minimum", a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Mme Schyns dit aussi regretter l'absence de volonté de concertation du ministre fédéral des Pensions, Daniel Bacquelaine, qu'elle qualifié d'"adepte de la politique du fait accompli".

Sur le fond, la ministre francophone dénonce l'absence de vision globale du fédéral, qui "empile des couches successives de réformes depuis 2015", dégradant progressivement la fin de carrière des enseignants.

"Cette pratique conduit à une absence totale de visibilité pour les enseignants, légitimement inquiets concernant la suite des discussions relatives à la prise en compte de la pénibilité de certains métiers", prévient-elle.

La ministre regrette enfin l'"incohérence totale" de la fin de la prise en compte des années d'études supérieures avec la nécessité d'encourager et de valoriser le développement des compétences. Il faudrait au contraire tenir compte de la durée des études dans tous les secteurs, plaide-t-elle.

"Dans le cas des enseignants, le pari du gouvernement fédéral est très hasardeux: cela risque de nuire à l'attractivité du métier et de renforcer certaines pénuries. Il ne faut jamais oublier le rôle central joué par le monde enseignant dans la formation de notre jeunesse et donc dans l'avenir de notre société", conclut Mme Schyns.

"Avec ce projet, hors possibilité de rachat des années d'études, il faudra 45 ans de carrière pour atteindre une pension au taux plein. Un AESI (professeur agrégé de l'enseignement secondaire inférieur, ou régent) devra enseigner jusque 66 ans au minimum (en commençant à 21 ans). Un diplômé de master devra, pour sa part, enseigner jusque 68 ans au minimum", a-t-elle expliqué dans un communiqué. Mme Schyns dit aussi regretter l'absence de volonté de concertation du ministre fédéral des Pensions, Daniel Bacquelaine, qu'elle qualifié d'"adepte de la politique du fait accompli". Sur le fond, la ministre francophone dénonce l'absence de vision globale du fédéral, qui "empile des couches successives de réformes depuis 2015", dégradant progressivement la fin de carrière des enseignants. "Cette pratique conduit à une absence totale de visibilité pour les enseignants, légitimement inquiets concernant la suite des discussions relatives à la prise en compte de la pénibilité de certains métiers", prévient-elle. La ministre regrette enfin l'"incohérence totale" de la fin de la prise en compte des années d'études supérieures avec la nécessité d'encourager et de valoriser le développement des compétences. Il faudrait au contraire tenir compte de la durée des études dans tous les secteurs, plaide-t-elle. "Dans le cas des enseignants, le pari du gouvernement fédéral est très hasardeux: cela risque de nuire à l'attractivité du métier et de renforcer certaines pénuries. Il ne faut jamais oublier le rôle central joué par le monde enseignant dans la formation de notre jeunesse et donc dans l'avenir de notre société", conclut Mme Schyns.