Le rapport révèle également que l'indice de précarité pour les enfants dont la mère n'est pas belge d'origine (33,5%) est bien plus élevé que celui des enfants qui ont une mère belge de naissance (6,1%), souligne Nele Wouters, porte-parole pour Kind en Gezin.
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Le rapport révèle également que l'indice de précarité pour les enfants dont la mère n'est pas belge d'origine (33,5%) est bien plus élevé que celui des enfants qui ont une mère belge de naissance (6,1%), souligne Nele Wouters, porte-parole pour Kind en Gezin.En juin 2016, Liesbeth Homans, ministre flamande de la Lutte contre la Pauvreté, a pourtant décrété qu'elle allait réduire de moitié la pauvreté infantile en Flandre. Interrogé par le quotidien De Morgen, le spécialiste de la pauvreté Wim Van Lancker (KULeuven) souligne que l'index de la précarité grimpe depuis dix ans. En cause selon lui, la politique du gouvernement qui ne fait pas ce qu'il faut et échoue à appliquer des mesures structurelles. Responsabilité du gouvernement "Les parents doivent avoir accès au marché du travail. S'ils ne peuvent travailler, ils doivent percevoir un bénéfice suffisamment élevé. Ils doivent également trouver un logement abordable et de qualité. C'est la responsabilité des gouvernements flamand et fédéral, mais ils ont gravement manqué à leur devoir", explique-t-il. Pour Van Lancker, Liesbeth Homans porte une lourde responsabilité. Elle est en effet non seulement en charge de la Lutte contre la pauvreté, mais aussi du Logement et les chiffres de Kind en gezin révèlent que plus de la moitié des enfants défavorisés sont mal logés. Le spécialiste estime qu'elle pourrait accorder beaucoup plus de subsides locatifs de sorte que les personnes vulnérables pèsent plus lourd sur le marché privé et trouvent un logement de qualité. D'après lui, les repas à un euro, l'un des fers de lance de la politique de Liesbeth Homans pour lequel elle a prévu 1,2 million d'euros, ne servent qu'à combattre les symptômes. Interrogée sur son ambition de réduire la pauvreté infantile de moitié, elle répond : "Aucune réponse à cette question n'est bonne. Si je dis non, je n'ai pas assez d'ambition, si je dis oui, on va dire que ce n'est pas réaliste du tout."