Après 4 ans et demi de coalition suédoise, rassemblant les libéraux, le CD&V et la N-VA, beaucoup de militants du MR étaient "séduits" à l'idée de renouer l'alliance, selon M. Bouchez: "Au même titre que vous, cette alliance m'enthousiasmait mais la N-VA a fait un autre choix, celui du communautaire et de la division du pays. Il n'était plus possible d'accompagner la N-VA dans ce projet".

L'accord de base négocié entre le PS et les nationalistes "portait un projet très à gauche, qui crée de la dette", a ajouté le président libéral qui a rappelé "un principe de réalité: la dette d'aujourd'hui, ce sont les impôts de demain".

"Une alliance s'est défaite, une autre s'est créée", a-t-il ajouté en évoquant le rejet de l'accord de base PS-N-VA par les libéraux et les écologistes malgré leurs différences qui restent profondes sur certains sujets.

Une coalition à sept partis (PS, sp.a, MR, Open Vld, Ecolo, Groen, CD&V) est en cours de négociation pour mettre en place un nouveau gouvernement. "Ce n'est pas le gouvernement de vos rêves mais une solution pour donner à notre pays la stabilité et faire face à la plus grave crise économique que l'on ait connue depuis longtemps", a lancé M. Bouchez.

La Première ministre, Sophie Wilmès, aurait dû solliciter la confiance de la Chambre ce jeudi mais la contamination au coronavirus du préformateur Egbert Lachaert a retardé les travaux. Un accord est intervenu entre les sept partis pour demander au gouvernement actuel, minoritaire, de rester en place jusqu'au 1er octobre. Il reviendra au parlement de se prononcer, ont indiqué tant M. Bouchez que Mme Wilmès.

"Les présidents des partis concernés ont donc proposé au Roi et au gouvernement en place un nouveau scénario. Ils nous ont demandé de rester en place jusqu'au 1er octobre, les exigences liées à la gestion de crise nécessitant un gouvernement de plein exercice pendant cette nouvelle quinzaine. Attachée à la parole donnée, je reste à la disposition du Parlement qui décidera à une majorité de ses députés s'il partage cette volonté", a dit la Première ministre.

La cheffe du gouvernement a appelé une nouvelle fois à la mise en place "d'une équipe fédérale qui détient une majorité stable en son sein" afin d'initier la "dynamique nouvelle" dont le pays a besoin.

Les libéraux ont insisté sur quelques-uns des thèmes qui leurs sont chers, dont les baisses d'impôts pour stimuler l'activité économique ainsi que la sécurité après les incidents survenus ces dernières semaines à Molenbeek et dans les Marolles. "A chaque fois qu'un acte est posé, la sanction doit venir", a réclamé M. Bouchez, plaidant pour un accroissement des procédures accélérées et l'exécution de toutes les peines, même courtes. "Il n'est plus question de passer l'éponge. A force d'agir ainsi, on a créé de véritables carrières de délinquances".

Une motion au conseil communal de Molenbeek, où le MR est en majorité avec le PS, sur le port de signes convictionnels dans l'administration suscite la polémique depuis quelques semaines. Le MR y est opposé. "Une administration doit servir l'ensemble de ses usagers de la manière la plus neutre", a martelé le président.

Le MR a par ailleurs dit sa détermination à "lutter sans relâche contre le racisme". M. Bouchez souhaite travailler sur la pratique du CV anonyme pour éviter les discriminations à l'embauche.

Après 4 ans et demi de coalition suédoise, rassemblant les libéraux, le CD&V et la N-VA, beaucoup de militants du MR étaient "séduits" à l'idée de renouer l'alliance, selon M. Bouchez: "Au même titre que vous, cette alliance m'enthousiasmait mais la N-VA a fait un autre choix, celui du communautaire et de la division du pays. Il n'était plus possible d'accompagner la N-VA dans ce projet". L'accord de base négocié entre le PS et les nationalistes "portait un projet très à gauche, qui crée de la dette", a ajouté le président libéral qui a rappelé "un principe de réalité: la dette d'aujourd'hui, ce sont les impôts de demain". "Une alliance s'est défaite, une autre s'est créée", a-t-il ajouté en évoquant le rejet de l'accord de base PS-N-VA par les libéraux et les écologistes malgré leurs différences qui restent profondes sur certains sujets.Une coalition à sept partis (PS, sp.a, MR, Open Vld, Ecolo, Groen, CD&V) est en cours de négociation pour mettre en place un nouveau gouvernement. "Ce n'est pas le gouvernement de vos rêves mais une solution pour donner à notre pays la stabilité et faire face à la plus grave crise économique que l'on ait connue depuis longtemps", a lancé M. Bouchez. La Première ministre, Sophie Wilmès, aurait dû solliciter la confiance de la Chambre ce jeudi mais la contamination au coronavirus du préformateur Egbert Lachaert a retardé les travaux. Un accord est intervenu entre les sept partis pour demander au gouvernement actuel, minoritaire, de rester en place jusqu'au 1er octobre. Il reviendra au parlement de se prononcer, ont indiqué tant M. Bouchez que Mme Wilmès. "Les présidents des partis concernés ont donc proposé au Roi et au gouvernement en place un nouveau scénario. Ils nous ont demandé de rester en place jusqu'au 1er octobre, les exigences liées à la gestion de crise nécessitant un gouvernement de plein exercice pendant cette nouvelle quinzaine. Attachée à la parole donnée, je reste à la disposition du Parlement qui décidera à une majorité de ses députés s'il partage cette volonté", a dit la Première ministre. La cheffe du gouvernement a appelé une nouvelle fois à la mise en place "d'une équipe fédérale qui détient une majorité stable en son sein" afin d'initier la "dynamique nouvelle" dont le pays a besoin. Les libéraux ont insisté sur quelques-uns des thèmes qui leurs sont chers, dont les baisses d'impôts pour stimuler l'activité économique ainsi que la sécurité après les incidents survenus ces dernières semaines à Molenbeek et dans les Marolles. "A chaque fois qu'un acte est posé, la sanction doit venir", a réclamé M. Bouchez, plaidant pour un accroissement des procédures accélérées et l'exécution de toutes les peines, même courtes. "Il n'est plus question de passer l'éponge. A force d'agir ainsi, on a créé de véritables carrières de délinquances". Une motion au conseil communal de Molenbeek, où le MR est en majorité avec le PS, sur le port de signes convictionnels dans l'administration suscite la polémique depuis quelques semaines. Le MR y est opposé. "Une administration doit servir l'ensemble de ses usagers de la manière la plus neutre", a martelé le président. Le MR a par ailleurs dit sa détermination à "lutter sans relâche contre le racisme". M. Bouchez souhaite travailler sur la pratique du CV anonyme pour éviter les discriminations à l'embauche.